Biographies

Leurs écrits et leurs recherches témoigent d'un profond

attachement à l'Alsace.

Charles Grad

Né le 8 décembre 1842 à Turckheim, fréquente le collège libre de Colmar et est auditeur bénévole à l'Ecole des Mines au cours d'un séjour à Paris.

Secrétaire particulier de M. Antoine Herzog et, à la fin de sa vie, membre du Conseil d'Administration.

Devient l'homme de confiance de M. Herzog et est chargé d'étudier l'état de l'industrie alsacienne après la guerre de 1870.

Est poussé par M. Herzog à briguer le titre de Conseiller Général du canton de Wintzenheim. Le Conseil Général le désigne pour le représenter au Landesausschuss en 1878.

La circonscription de Colmar l'élit 6 fois comme député au Reichstag.

En juin 1890 il prononce son dernier discours au Reichstag et meurt le 3 juillet  terrassé par la maladie à l'âge de 47 ans et 7 mois.

d'après le site consacré à Charles Grad

 

"Au printemps de l'année 1868 je reçus la visite d'un jeune homme d'une vingtaine d'années, portant lunettes, et ayant l'air timide et gêné de sa personne comme un jeune écolier. C'était Charles Grad de Turckheim, alors attaché comme secrétaire particulier à M. Antoine Herzog, le grand industriel du Logelbach. Ancien élève du Gymnase catholique de Colmar, lesté du bagage littéraire et scientifique qu'il avait pu conquérir dans cet établissement dirigé par des prêtres forts instruits mais d'un libéralisme très mitigé, il travailla avec acharnement à perfectionner lui-même ses études à peine ébauchées. Doué d'un remarquable esprit d'assimilation et d'une dose non moins remarquable d'ambition, il eut le bonheur de trouver dans les établissements industriels du Logelbach un centre d'activité qui lui fournit les moyens d'explorer et de cultiver le vaste champ d'études où l'appelait sa grande activité intellectuelle. Nouveau Pic de la Mirandole, il s'occupa de omni re scibili et quibusdam aliis et se voua spécialement à l'étude de la botanique, de la minéralogie, de l'histoire, de la géologie, de la géographie, de la cosmographie, de la physique, de la chimie, de la géométrie, de l'algèbre, de l'hydrographie, de l'hypsométrie, de l'orographie, de la météorologie, de l'astronomie, de la sylviculture, de la statistique, de la mécanique, de l'économie politique et des questions agricoles, industrielles et sociales, y compris les questions religieuses, qui furent de sa part, l'objet de constantes et mystiques préoccupations."

Charles Goutzwiller : A travers le passé 1898

Charles Goutzwiller

"Les écrits que l'autodidacte Charles Goutzwiller a consacrés à l'oeuvre de Martin Schongauer et à ses prédécesseurs vers 1875 sont d'une grande importance pour l'histoire de l'art francaise. Ils témoignent d'une connaissance précise des recherches en matière d'histoire de l'art aussi bien en France qu'en Allemagne de 1840 à 1870. Dans ses écrits, Goutzwiller est décidé de retirer aux allemands la vie et l'oeuvre de Schongauer. Originaire d'Altkirch (1819-1900), Goutzwiller était le maître de dessin de Jean-Jacques Henner, le portraitiste alsacien. Depuis 1855 il occupait le poste de secrétaire en chef de la mairie de Colmar et était un des membres les plus influents de la société Schongauer. Après la guerre de 1870/71 et l'annexion de l'Alsace par les allemands il a quitté son pays natal pour rejoindre Paris où il poursuivit son activté de graveur et de chercheur en histoire de l'art. Il vécu dans le milieu alsacien de la capitale et resta en contact avec Eugène Müntz dont il illustra l'oeuvre sur Raphaël. A la demande de la société Schongauer il reprit ses études sur le musée de Colmar dont il publia les résultats en 1866 et 1867."

Traduction libre : Martin Schieder : Im Blick des Anderen : die deutsch-französischen Kunstbeziehungen 1945-1959

 

L'abbé Charles Braun

"Braun Charles - Prêtre et directeur du Volksfreund - Ami du peuple (Guebwiller 20.7.1820 - Einsiedeln Suisse 24.6.1877).

Fils de François Xavier Braun et d'Elisabeth Sommereisen. Elève d'Axinger qui tenait une école latine à Guebwiller, il va en 1833 au collège de Lachapelle et y reste jusqu'en 1839. En 1840 il entre au Petit Séminaire de Strasbourg puis en 1841, au Grand Séminaire, où il rencontre Martin et J. Guerber. En 1846 il es ordonné prêtre ; il se rend en septembre de la même année à Paris pour participer à l'Oeuvre des Allemands, destinée à venir en aide spirituellement aux allemands de la capitale. En mars 1848, il rentre à Guebwiller ; il y fonde le Volksfreund qui paraît jusqu'en 1856.

....

Braun collabore aussi en 1856 à la grande entreprise de rénovation de Notre-Dame de Guebwiller à laquelle participent Axinger et Lecoeur notamment.

...

L'annexion de l'Alsace à l'Allemagne ne peut laisser le polémiste indifférent. Comme beaucoup d'autres ecclésiastiques, il entre dans la lice au moment du Kulturkampf.

...

Braun est poursuivi et traduit en justice. Le 7.9.1874, il est condamné à 6 mois de prison. A Auteuil il fonde une petite aumônerie pour pauvres orphelins et publie un certain nombre de poèmes évoquant l'Alsace française.

...

En janvier 1877, il fait une retraite au couvent des bénédictins d'Einsiedeln. Il y contracte une maladie, dont il meurt deux jours plus tard."

 

d'après l'Alsace : sous la direction de Bernard Vogler 1987

Ernest-Rodolphe Reuss

"Est né à Strasbourg, le 13 octobre 1841, dans une maison du quai Finkwiller, où, avant la Révolution, avaient demeuré Metternich, le futur chancelier de la cour de Vienne et depuis, l'historien G. Koch. Fils d'Edouard Reuss, l'un des premiers exégètes de notre temps, neveu du savant professeur Himly, toutes les influences qui règlent les destinées, le vouaient aux études. A sept ans il entra au gymnase protestant ; à dix-sept, il était bachelier, et, pendant trois ans encore, il suivit les cours de la faculté de lettres, pour se faire recevoir licencié en 1861.

...

Pendant trois ans, il suivit à Iéna le cours d'Ad. Schmidt, à Berlin ceux de L. de Ranke, de G. Drysen, de Ph. Jaffé, de Mommsen ; à Goettingen, il fit partie du séminaire de G. Waitz : une thèse sur Ernest de Mansfeld en Bohême lui valut enfin le titre de docteur en philosophie.

A la fin de 1864, il est de retour à Strasbourg, où il fut nommé, à vingt-quatre ans, professeur agrégé d'histoire au gymnase.

...

En 1866, il se rendit à Paris, où il se lia avec les rénovateurs des études françaises, Paul Meyer, Gaston Paris, Gabriel Monod : il devint leur collaborateur à la Revue Critique.

En 1867, il reprit son enseignement à Strasbourg, mais sans perdre de vue le projet qu'il avait formé d'écrire l'histoire de la guerre de Trente ans, qui avait fait à Paris l'objet spécial de ses recherches.

Jusque là, l'histoire d'Alsace n'avait pas piqué particulièrement la curiosité de Rod. Reuss : il y prit goût en classant la collection Heitz, dont il publia le catalogue en 1868. L'année suivante, il devint privat-docent au Séminaire protestant.

...

Strasbourg est bombardé  et sa bibliothèque, sur laquelle le jeune professeur fondait tous ses plans de travail, périt dans l'incendie du Temple-Neuf.

...

La fondation de la nouvelle université mit fin, en 1872, à son enseignement au Séminaire. Il se résigna à ne plus être que professeur au gymnase, et il profita de ses loisirs pour s'occuper, sous les auspices du maire, M. Ernest Lauth, de la création d'une nouvelle bibliothèque, où, dans l'espace de quize ans, il réunit 81000 volumes."

 

d'après X. Mossmann : Biographies alsaciennes et portraits en photographie 1887

 

Edouard Sitzmann

"Sitzmann François Ignace en religion Frère Edouard - Historien (Wettolsheim (68) 30.7.1836 - Ehl (67) 2.2.1918).

Fils de Joseph Sitzmann, viticulteur, et de Thérèse Renz, il se rend en 1850 à l'Ecole de Wettolsheim tenue par les frères de la Doctrine Chrétienne et deux ans plus tard, entre au postulat des frères établi alors à la "Providence" de Hilsenheim. Il prononce ses premiers voeux en 1855 ; de 1857 à 1860, il est maître-adjoint à Merxheim (68), d'où il écrit à Napoléon III pour le féliciter au nom de sa commune d'avoir échappé à l'attentat de janvier 1858, puis d'avoir signé la paix de Villafranca en juillet 1859. En novembre 1860, Frère Edouard est chargé d'ouvrir la nouvelle école communale de garçons à Reichshoffen (67). En 1863, il est appelé à Matzenheim (67) où la congrégation vient d'ouvrir une école, en qualité de Directeur. En 1865, Eugène Mertian, fondateur des frères de la Doctrine Chrétienne, le propose à l'Inspection Académique du Bas-Rhin pour la prise en charge de l'Ecole Saint Jean près de Saverne ; il y reste de 1865 à 1866. Puis il dirige successivement les écoles communales de Boersch (67) (1866-1867), de Zillisheim (68) (1867- 1889) et Brumath (1889-1901). Religieux et éducateur, le frère Edouard Sitzmann est surtout connu pour ses publications ..."

d'après L'Alsace sous la direction de Bernard Vogler 1987

Modeste Schickelé

"Prêtre et historien (Mutzig 4.8.1836 Strasbourg 20.11.1925)

Fils de François Antoine Schickelé, épicier, et de Madeleine Mathis. Après des études aux deux séminaires épiscopaux, S. est ordonné prêtre en 1861, puis vicaire à Dammerkirch (1861) et Colmar (1866), enfin curé à Goersdorf (1873) , Saales (1875) et Ste Madeleine Strasbourg (1879). Durant un quart de siècle, il s'attache à transformer la vieille église du couvent Ste Madeleine, qui devint avant l'incendie qui la détruit en 1904, un magnifique édifice. En 1903, il est confesseur des soeurs de Niederbronn, chanoine titulaire et supérieur des 2 couvents de la congrégation à Strasbourg. Dès 1869, il se met à rédiger, d'abord des écrits polémiques (Colmar 1869), puis des traductions (le livre de von Bolanden, der alte Gott 1872), enfin et surtout des études historiques. En 1877, il publie l'Etat de l'Eglise de Strasbourg avant la Révolution, qui rest en partie inachevé puisqu'il restait encore un complément et une conclusion qui n'ont pas été imprimés. Mettant à profit ses loisirs, il rédige alors qu'il est chanoine quatre importantes biographies de Jaeglé (1909), Lintzer (1910), Maimbourg (1912) et Spitz (1920). Doyen du chapitre en 1920, il s'efforce de réorganiser les archives. Membre de la commission épiscopale pour la construction d'églises, membre du comité de la Société pour la conservation des monuments historiques, il sillonne l'Alsace et donne son avis pour telle rénovation ou telle reconstruction. Décoré par l'Allemagne et la France, il est élevé à la dignité de prélat de Sa Sainteté en 1921."

Bernard Vogler : Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine 1987

Newsletter

Nouveautés

Le puzzle de la semaine

 

On dit qu'un pêcheur obstiné

qui voulut connaître

la profondeur de ce lac

rencontra une nymphe

qui sortit de l'eau glacée

et lui dit :

 

" Willst du mich ergründen, so tu ich dich verschlinden"

 

de quel lac s'agit-il ?

Réponse à la question de la semaine précédente :

 

  Il s'agissait du Strohberg blotti sur les pentes du Petit Ballon et d'où l'on jouit d'un panorama exceptionnel.

La rando de la semaine :

 

De l'Ortenbourg au Bernstein.

 

Le top !

Un pot au feu

à Osenbuhr !

 

 

Vous pouvez recommander

le site en cliquant sur

l'enveloppe qui se trouve

en bas de page.