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Description de la randonnée |
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Départ : |
Bernwiller |
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| Caractéristiques : |
Distance : 103 km Dénivelé : 650 m |
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| Remarques : |
Une incursion dans le Territoire de Belfort et montée à l'Auberge du Morimont pour visiter les ruines du Château. |
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Aller à Ammertzwiller et se diriger vers Traubach le Bas, Suarce et Réchésy. A Réchésy prendre la direction Pfetterhouse et Courtavon. Monter au Morimont. Revenir par Durlingsdorf, Friesen et Dannemarie. |
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Dans l'atelier du peintre de Bernwiller
"Dans l'atelier de campagne du maître absent, les sujets mythologiques occupent toutefois la moindre place, peut-être parce que les nymphes, filles de l'air autant que filles de l'eau, s'envolent dans un milieu rural, sitôt qu'elles ont acquis tout leur charme sous l'action du pinceau créateur. Ce que je suis venu chercher ici et choisir, parmi les études sans nombre et les sujets achevés appendus aux murs, ce sont quelques têtes de paysans, types du Sundgau alsacien, ces hommes aux moeurs rudes, au caractère énergique, mais toujours loyal et bon. L'avouerai-je, dans la série de ces morceaux ethnographiques, dont la vérité est pour moi la qualité première, tous peints à la manière de Holbein, j'ai pris de préférence pour les reproduire par la gravure quelques portaits de famille. Voici d'abord la figure que le peintre appelle Mon frère. Voilà ensuite le vieux Menuisier de Bernwiller, premier essai de l'artiste dans le genre du portrait. Puis une copie du portrait de Henner peint par lui-même et déposé maintenant dans la galerie des peintres modernes au Musée de Florence. Enfin cette bonne tête villageoise âgée, avec le costume local, reproduisant les traits de la mère du maître. Au nombre des esquisses de la jeunesse conservées dans l'atelier, les amis ont toujours remarqué deux morceaux où les qualités à venir éclatent déjà. Ces deux tableaux d'un caractère différent, l'un riant, l'autre grave, représentent la Fabrication du beurre et la Soeur morte.Quoique inachevée, l'image de la soeur morte attire et retient le regard comme malgré vous. C'est une oeuvre d'un effet dramatique, poignant dans sa simplicité étrange. La morte est étendue sur un banc, couverte d'un suaire, mais la tête dégagée. Sur le corps inanimé de la jeune fille, sa mère se penche en larmes, les mains jointes, muette de douleur. A côté, sur une chaise, le crucifix, un bénitier et un cierge allumé. Point d'autre détail ni d'accessoire. Telle quelle, la scène fait une impression saisissante, pleine d'émotion. Plus de trente années nous séparent du jour où le grand peintre, à son début, a jeté sur la toile, dans un moment d'angoisse, cette étude d'une expression si douloureuse que depuis il n'a plus osé y remettre la main pour l'achever. Quel chemin il a parcouru depuis dans la perfection de son art et dans la carrière de la renommée justement acquise, au prix d'un travail opiniâtre pour la poursuite constante du mieux.
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Nos musées d'Alsace, la galerie des Unterlinden de Colmar, celle de Mulhouse, sans parler des collections plus riches du Luxembourg à Paris, renferment une quantité de morceaux de choix avec la signature de Henner, où les qualités de Holbein : la vérité, la solidité, la conscience, se trouvent unies à la grâce et à la couleur de Titien et de Giorgone. Alsacien, l'auteur de l'Alsace en deuil a donné aux musées de Mulhouse et de Colmar des specimens marquants de ces différents genres : une Madeleine, la Femme couchée, Le Baigneur endormi, un Christ, d'autres toiles de valeur, sans oublier les portraits de famille de l'atelier de Bernwiller.
Charles Grad : l'Alsace, le pays et ses habitants 1889
Jean Jacques Henner : autoportait: musée Jean Jacques Henner Paris
A propos du Morimont
"Un noble de Moersperg, dans le courant du quinzième siècle (ce serait Gaspard, selon Baquol, dernière édition), fut envoyé en ambassade à Constantinople. Là il fut retenu prisonnier au château des Sept-Tours. A son retour, il fit édifier son manoir sur le plan de cette sélèbre forteresse. Cette tradition paraît à M. Quiquerez en désaccord complet avec les données de l'histoire. Il ne voit indiqué nulle part et trouve même très invraisemblable que, entre 1453, date de la prise de Constantinople par les Turcs, et la fin du siècle, les empereurs d'Allemagne, surtout un empereur tel que Frédériv III, aient envoyé un Moersperg ou tout autre personnage en ambassade auprès de ces mêmes Turcs, tandis qu'il est plus naturel, selon lui, d'admettre que c'est Pierre de Moersperg, père de Gaspard, qui a construit le Morimont, du moins dans ses parties principales, après son retour des ambassades près du roi de France Charles VII, et sur le modèle soit du château de Boisiramé, près de Bourges, soit du château de la Bastille, à Paris, forteresses qui, l'une comme l'autre, présentaient une grande analogie de formes et d'appareils de défense avec la forteresse de Morimont, qui, de son côté, ne ressemblait en rien aux autres châteaux soit d'Alsace, soit de Suisse.
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Après le traité de réunion de 1648, Louis XIV fit don de la seigneurie de Morimont et de son château incendié qui n'a pas été rétabli, à M. de Vignacourt, lieutenant-colonel, dont les descendants l'ont possédée jusqu'à la Révolution française. Pendant les denières années du dix-huitième siècle et les premières de celui-ci, la ruine du Morimont, avec la métaierie qui l'environne, a été la propriété de M. Bruat, père du célèbre amiral. Vers 1806 enfin, le domaine a éété acquis par l'aïeul de M. Aron Meyer, le propriétaire actuel."
Extraits du Bulletin de la Société pour la conservation des monuments historiques d'Alsace 1864-1865.