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Description de la randonnée |
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Départ : |
Col du Calvaire : direction Orbey, les Lacs (Lac Blanc, Lac Noir). |
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Distance : 13 km Dénivelé : 650 m Restauration : Hotel Restaurant de l'Etang du Devin Carte IGN : 3718 OT |
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| Remarques : |
Une belle randonnée qui permet d'atteindre un lieu historique de la guerre 1914/1918 : la Tête des Faux. Le retour réserve au randonneur de belles vues sur le Val d'Orbey. |
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Emprunter le sentier (GR 532) qui longe la crête vers la Tête des Immerlin et le cimetière Duchesne. Grimper à la Tête des Faux et resdescendre vers l'Etang du Devin en passant par la Roche du Corbeau. Rejoindre le Gîte de l'Etang du Devin. Retourner à L'Etang du Devin puis retourner au Calvaire en passant par Surcenord et Gazon de l'Hôte (rond jaune puis chevalet jaune). |
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La mort du Commandant Duchesne
"« En Avant ! mes enfants, en avant ! » Telles sont les dernières paroles du héros que le 215ème régiment d’infanterie a eu le malheur de perdre le 2 décembre courant. Grièvement blessé le 19 août, le commandant Duchesne avait repris le commandement de son bataillon avant d’être complètement rétabli. Son désir de servir la patrie était si grand que l’inaction d’une convalescence lui fut insupportable. Il rentra donc au régiment le 9 octobre pour reprendre son service. Son arrivée causa une véritable explosion de joie. L’affection que tout le monde lui portait, était doublée cette fois de l’admiration que l’on a pour des héros. Le commandant Duchesne était en effet un héros et un héros français. A une énergie incomparable et à une endurance à toutes épreuves, il joignait une bonté rare et un dévouement au dessus de toute expression. Je ne puis retracer ses qualités militaires et ses vertus guerrières. Je craindrais de rabaisser sa valeur et de diminuer son mérite. Son exemple était si entraînant qu’avec lui les plus timides devenaient des braves : c’était un apôtre ! Chargé le 2 décembre, d’enlever à l’ennemi une position très difficile, il fut frappé d’une balle au bras droit dans un premier assaut. Méprisant sa blessure et oubliant sa douleur, il continua de commander son groupe. Avec une bravoure et un sang froid remarquables, il dirigea les opérations jusqu’à la fin du jour. Il allait jouir du spectacle réconfortant de la victoire quand frappé d’une balle à la tête, il tomba en prononçant ses paroles ou plutôt ce refrain du cœur : « En avant ! mes enfants, en avant ! » Sa mort a produit sur tout le régiment une douleur profonde et a laissé des regrets amers. En lui les soldats ont perdu un chef valeureux entre tous, en même temps qu’un père tendre et dévoué ; les officiers, un camarade gai et loyal, en même temps qu’un modèle précieux et réconfortant. Son souvenir restera précieusement gravé dans tous les cœurs à côté de celui du capitaine Neuveux et du lieutenant Dutrey. Aucun militaire du 215ème ne séparera désormais la mémoire de ces trois brillants officiers, morts au champ d’honneur."
Journal du Tarn 19/12/1914
Stèle en l'honneur des Chasseurs Alpins tombés à la Tête des Faux.