Le Hohlandsbourg par le rocher de l'Ehrbergkopf

Wintzenheim - Ehrbergkopf - Hohlandsbourg - Etang Herzog - Sainte Gertrude - Wettolsheim - Vestiges Romains - Chapelle des Bois - Baerenthal - Wartstein - Katzenland - Wintzenheim

 Description de la randonnée
Départ :

Parking du Lycée Agricole de Wintzenheim

Caractéristiques :

Distance : 15 km 

Dénivelé : 620 m 

Restauration : Hotel Restaurant Au Soleil

à Wettolsheim

Carte IGN : 3718 OT

Remarques :

Une autre façon d'atteindre ce belvédère

qu'est le château du Hohlandsbourg. 

Au sommet de l'Ehrbergkopf on domine

le Pflixbourg et l'entrée de la vallée de Munster.

Se garer sur le Parking du Lycée Agricole et rejoindre le Refuge du Club Vosgien de Wintzenheim.

Prendre dans un premier temps le chemin qui monte derrière le refuge et rejoindre le sentier (rectangle jaune blanc jaune) qui monte au rocher de l'Ehrbergkopf.

Emprunter la route, puis le sentier (rectangle jaune) qui monte au Hohlandsbourg.

Par la route, rejoindre l'étang Hertzog, suivre le sentier (croix bleue, puis croix jaune), pour atteindre le sentier (croix rouge) qui descend sur Sainte Gertrude.

Rejoindre Wettolsheim.

Le retour se fait par le Hengst, jusqu'aux vestiges romains et à la Chapelle des Bois.

Descendre par le Baerenthal (croix bleue) puis prendre le sentier (triangle rouge) à travers le Wartstein et le Katzenland. 

Tout savoir sur la Chapelle des Bois

Cette Chapelle a été construite par l'abbé Charles Stupfel de 1900 à 1905 avec l'aide de paroissiens de Wintzenheim. Sur son emplacement nous pouvons aussi apercevoir des oratoires en forme de grottes et un autel devant une grande croix. Un peu plus bas, dans la vallée du Baerenthal, le promeneur peut découvrir une grande statue de Saint Joseph.

 

Nous devons à Guy Franck de Wintzenheim, ancien archiviste de la Chambre de Commerce de Colmar, un résumé complet des informations sur ce lieu insolite, sur le site :

 

http://www.calixo.net/~knarf/chapbois/chapbois.htm

 

Carte postale : Archives départementales du Haut-Rhin : la statue de Saint Joseph au Baerenthal.

Scène de la vie juive : funérailles à Wintzenheim

"Devant eux marchait le Schamess*. Après avoir introduit le triste cortège, il le fit ranger en face de la planche sur laquelle gisait le mort ; puis il invita la famille à faire son devoir. Alors, ces malheureux se penchèrent ; l'un après l'autre, vers la planche, et, soulevant le drap qui recouvrait le mort, prirent dans leurs mains ses pieds glacés ; d'une voix étouffée par les larmes, ils balbutièrent la formule prescrite et conjurèrent le défunt de leur pardonner dans l'éternité, si jamais ils l'avaient offensé sur cette terre. Puis on cloua provisoirement la bière et le défunt suivi de nous tous, fut porté au cimetière.

Chez les juifs, contrairement à ce qui se passe ailleurs, dans les funérailles, rien n'est donné à l'extérieur, à la pompe : là, pas de chants ni de services funèbres ; une simplicité qui serait triviale si elle n'était l'expression de la douleur la plus vive et la plus vraie : quatre hommes choisis par le sort dans une société religieuse de l'endroit, et coiffés seulement, pour toute toilette, d'un chapeau rond, portèrent sur leurs épaules un cercueil en bois blanc, non raboté et couvert d'un drap noir. Suivait immédiatement le père du mort, appuyé sur deux amis et chancelant de douleur. La mère et ses deux filles n'accompagnèrent le défunt que jusqu'au seuil. On les ramena évanouies. Venaient ensuite, pêle mêle, sans garder de rang, dans leurs habits de tous les jours, tous ceux qui faisaient partie du convoi, c'est-à-dire presque tous les israélites de Wintzenheim.

On traversa le village dans toute sa longueur, le champ du repos se trouvant situé à l'autre bout.. Les passants s'arrêtaient silencieux et respectueux.

...

On n'entendait que le bruit de nos pas, interrompu, tantôt par la voix solennelle du Schamess, demandant l'aumône pour les pauvres, tantôt par un clapotement d'eau jetée sur le pavé. Dans chaque maison juive placée sur notre chemin, on versait l'eau renfermée dans tous les vaisseaux de l'habitation ; car cette eau était doublement profanée, et par le passage d'un cadavre, et par les gouttes de sang qu'y pouvait avoir laissé tomber, en essuyant la lame de son glaive libérateur, l'Ange de la mort, planant depuis la veille sur le village.

A l'entrée du cimetière s'élève une maisonnette, dite maison de purification. On y déposa le mort pour procéder à sa dernière toilette. Conformément aux rites sacrés, il fut lavé avec de l'eau tiède ; on peigna ses cheveux, on lui coupa les ongles, on le revêtit ensuite de son linceul ; on lui posa sur les épaules une sorte d'écharpe appelée thaleth, dont les extrémités venaient s'entrelacer dans les doigts de manière à faire figurer à chaque main les trois lettres hébraïques, sin, daled, yad, exprimant le nom sacré de l'Eternel, le Dieu des vivants et des morts.

Cependant des aumônes abondantes étaient, au nom du parness***, distribuées aux pauvres assis çà et là sur les tombeaux et le rabbin haranguait l'assemblée. Quand on eut fermé le cercueil et qu'on l'eut descendu dans la tombe, le Schamess alla quérir le malheureux Marem**. C'était à lui que revenait le triste privilège de jeter les premières pelletées de terre sur son enfant. On quitta l'enclos sacré. Les assistants regagnèrent le hameau, non sans avoir arraché le long du cimetière où elles poussent en toute saison, des poignées d'herbes sauvages qu'ils jetèrent pardessus leur tête en signe de désespoir.

....

Scènes de la vie juive en Alsace : Léopold Kompert, traduit par Daniel Stauben : 1860

* le bedeau

** père du défunt

*** président de la communauté

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