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Description de la randonnée |
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Départ : |
Col du Haut de Ribeauvillé : à Ribeauvillé prendre la direction Ste Marie aux Mines jusqu'au col. |
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Distance : 14 km Dénivelé : 600 m Restauration : Melkerhof Carte IGN : 3717 ET |
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| Remarques : |
Découvrir le Taennchel par une randonnée plus facile que celle qui consiste à partir de Thannenkirch. |
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Prendre sur la droite le sentier (croix bleue) qui mène au Rocher des Trois Tables et suivre ce sentier pour découvrir les autres rochers grèseux caractéristiques du massif
du Taennchel. Descendre en direction de Thannenkirch, puis, partir sur la gauche pour rejoindre le Melkerhof. Revenir en direction du Rotzel et contourner le Taennchel pour rejoindre le Haut de Ribeauvillé (rectangle rouge blanc rouge). |
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Le Pfiffertag
"Le 8 septembre, se célèbre la fêtes des Ménestrels (Pfiffertag), en souvenir du temps où, au Moyen Age, les Ribeaupierre, des lettrés et des artistes, ouvraient libéralement, une fois l'an, les portes de leur beau château de Saint-Ulrich à tous les chanteurs, fifres, poètes errants, troubadours de la contrée. Pour écot chacun des convives devait danser ou chanter devant le seigneur et devant les belles dames qui l'entouraient.
Le jour du Pfiffertag, Ribeauvillé est trop petit pour contenir la foule des visiteurs, surtout des jeunes gens et des jeunes filles.
Très religieux, tout ce monde-là emplit les églises, et, faute de place, déborde sur le parvis, même jusque dans les rues avoisinantes. Rien n'est plus touchant que de les voir, à l'élévation, se mettre à genoux sur le pavé. Enfin, sonnant à toute volée, les cloches ont rendu la liberté à cette aimable jeunesse, qui s'éparpille dans la ville. On s'en va dans les guinguettes et les "restaurations" boire en famille le Riesling et le Gentil de Ribeauvillé, les fameux vins blancs de l'endroit. On boit aussi, mais sans excès, car je n'ai pas vu de gens ivres, de l'eau de vie de framboises ou de mirabelles. Oh! ces mirabelles, le meilleur fruit de l'Alsace et le plus innocent, qu'elles sont exquises !
Le soir et une partie de la nuit, on danse, on valse surtout. Les Alsaciennes, on le sait, sont d'excellentes valseuses. Le lendemain, on recommence. Seulement le lendemain, sur le "parterre de danse", il y a moins de gens du peuple et plus de beau monde. Un petit détail, qui à lui seul témoigne de cette bonhomie familière des moeurs alsaciennes, en ce pays où la ligne de démarcation des classes sociales est presque invisible, les jeunes filles des meilleures familles (non seulement des environs, mais de toute l'Alsace, voire de Nancy et de Belfort) dansent, coudoyant démocratiquement des caracos d'ouvrières. Comme elles, elles versent en entrant, sans fausse honte ni embarras, leurs dix pfennigs par valse (les frais de l'orchestre), et les voilà lancées dans le tourbillon au bras d'un frère, d'un ami, d'un fiancé - parfois d'un inconnu ..."
Masson-Forestier : Forêt Noire et Alsace - Notes de Vacances 1903
Jean de Meung le Roman de la Rose