Haicot

Echery - Saint Pierre sur l'Hâte - Zillardhoff - Baraque de l'Etoile - Haicot - le Rain de l'Horloge - Echery

Description de la randonnée
Départ :

Echery : à Ste marie aux Mines prendre la direction du

col des Bagenelles, se garer près dela Tour de l'Horloge.

Caractéristiques :

Distance : 17 km

Dénivelé : 800

Restauration : Auberge du Haicot (03 89 47 21 46)

Carte IGN : 3617 OT

Remarques :

Ascension assez longue à travers la forêt du Rauenthal. La vue est plus dégagée en arrivant au Haicot

Prendre la route (rond rouge) jusqu'à St Pierre sur l'Hâte et poursuivre jusqu'au Zillardhoff (660 m).

Monter à la Baraque de l'Etoile (rond rouge 822 m).

Prendre à gauche le chemin qui rejoint le Sentier Horizontal (triangle vert).

Rejoindre Haicot (rectangle rouge blanc rouge puis croix jaune 1065 m).

En emprunter le chemin (rectangle rouge blanc rouge) rejoindre le sentier (rond bleu puis croix jaune) qui nous mène à Echery.

Les mines d'argent

"La plupart des mines importantes dont nous aurons à parler se trouvaient en Haute-Alsace, au fond des vallées plus ou moins étroites, et au pied même du massif principal des Vosges. Parmi elles, il faut mentionner en première ligne les exploitations de la vallée de la Lièpvre, tout autour de Sainte-Marie-aux-Mines, Echery, Saint-Blaise, Fertrupt, etc. Il es difficile de fixer exactement les débuts de l'extraction des minerais argentifères dans ce recoin des montagnes d'Alsace. On assure que, dès le XIIème siècle, les sires d'Echery y faisient creuser en différents endroits, et il est probable, en effet, que la richesse en métal précieux de certaines couches superficielles aura attiré de bonne heure l'attention des habitants et celle des seigneurs du sol. Toutefois, ce n'est guère que de la fin du XVème siècle que date une exploitation régulière, entreprise en grand, et avec des moyens d'action considérables. C'est en 1486 que l'Archiduc Sigismond d'Autriche s'associa à Gullaume de Ribeaupierre pour l'exploitation des mines de la vallée, sur la rive alsacienne de la Lièpvre, qui, on se le rappelle, séparait les terres des Ribeaupierre de celles de Lorraine.  Il se résevait deux tiers de bénéfices et laissait le troisième à son associé. Le contrat fut renouvelé entre les archiducs et leur vassal en 1527 ; par un diplôme du 15 août 1530, l'empereur Charles Quint les investissait conjointement de la propriété de ces mines comme d'un fief d'empire....

Quand Sébastien Munster visita en 1545 cette région, dont il nous a laissé une description si curieuse dans sa Cosmographie, il s'y trouvait 35 puits de mine en pleine activité, soit dans la vallée principale, soit dans les vallons latéraux ; dix fonderies étaient occupées d'une façon presque continuelle à séparer les divers métaux, argent, plomb, cuivre, par la fonte des minerais. On ne comptait pas moins de 3000 mineurs proprement dits et employés des mines : 1200 maisons et 72 auberges, construites en quelques années, se groupaient autour des fosses ; un hôpital était organisé pour le service de la grande confrérie des mineurs (Knappschaft), à laquelle la seigneurie avait accordé des privilèges assez étendus..."

Rodolphe Reuss : L'alsace au dix-septième siècle 1897

Echery : la tour des mineurs

Sainte-Marie-aux-Mines, berceau de la communauté Amish !

"...A partir de 1650, d’autres persécutions touchent les anabaptistes dans le canton de Berne, en Suisse. De nouvelles familles, et parmi eux Jacob Amann, viennent alors s’installer en Alsace et dans la vallée de Ste-Marie-aux-Mines où les terres ravagées par la Guerre de Trente Ans les y attendent.

 

Jacob Amann dit le « Patriarche » dénonce cependant le relâchement des moeurs des anabaptistes autochtones de Ste-Marie-aux-Mines qui se sont embourgeoisés. La communauté amish, cette communauté mondialement connue et reconnue pour ses patchwork a été fondée à Ste-Marie-aux-Mines en 1693.

 

Par crainte de voir la communauté perdre son identité, il tente d’imposer à ses disciples un strict non-conformisme : maintien du dialecte bernois, refus du service armé et de toute fonction publique, vêtements austères aux couleurs sombres, absence de boutons, de bijoux, d’alliance, pas de boucle aux chaussures, port de la barbe.

 

En 1693, c’est le schisme entre Jacob Amann et la majorité des communautés anabaptistes du Palatinat et de Suisse (les Mennonites). Les partisans de Jacob Amann appelés les « Amish » se replient sur eux-mêmes et refusent tout contact avec les autres communautés. Ils se forgent très rapidement une réputation d’agriculteurs performants en rachetant de nombreuses terres qu’ils rendent très fertiles. Ils contrôlent aussi la production du bois, des scieries et exploitent quelques moulins.

 

La réussite des Amish au niveau agricole a suscité beaucoup de jalousies dans le Val de Lièpvre. Fin 1696, le curé de l’église Saint-Louis entreprend des démarches auprès de Louis XIV. Elles aboutissent à un édit royal de 1712 qui prononce l’expulsion des Amish. Cet édit est soutenu par des personnes influentes qui en profitent pour s’accaparer les biens devenus vacants. Les Amish se dispersent alors dans toute l’Alsace et jusqu’en Lorraine.

 

Au 19ème siècle, ils finissent par fuir l’Europe napoléonnienne pour s’installer aux Etats-Unis.

..."

Les Lieux de culte du Val d'Argent : laisser-vous conter le Pays du Val d'Argent.



 

 

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Le puzzle de la semaine !  

Où peut-on trouver ce paysage, avec son habitat dispersé, qui pourrait inspirer un peintre impressionniste ?

La réponse 

Il s'agissait du rocher Hans. Apprécié par les amateurs d'escalade, ce rocher surplombe le lac Blanc et un sentier assez raide permet d'y accéder à partir du parking. Au fait, quelqu'un connait-il l'origine de son nom ?

La rando de la semaine

Malgré le froid, quelques photos d'une promenade sur les crêtes avec une halte dans une ferme-auberge bien accueillante.

 

A découvrir :

 

L'origine du monastère de Dusenbach.


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