Sur les hauteurs de Rombach

Liepvre - Rombach - Prérebois - Salière - Roche du Cheval Tombé - Place des Charpentiers - Roche des Fées - Chalmont - Liepvre

Description de la randonnée
Départ :
Liepvre (Se garer sur le parking de la salle polyvalente).
Caractéristiques :

Distance : 18 km

Dénivelé : 800 m

Restauration : repas tiré du sac.

Carte IGN : 3717 ET

Remarques :

Etonnante cette randonnée, beaux points de vue du côté de Prérebois et rochers impressionnants sur les hauteurs.

Moins connus que le massif du Taennchel, les hauteurs de Rombach méritent une visite.

Traverser Rombach et près de la Chapelle tourner à droite pour se diriger vers Prérebois sur une petite route goudronnée qui mène ensuite au Col de Fouchy (rond bleu).

Un peu avant le col, tourner à droite pour se diriger vers le Rocher de la Salière et la Roche du Cheval tombé.

Prendre ensuite la direction de la Place des Charpentiers pour rejoindre la Roche des Fées.

Rejoindre le Chalmont et redescendre sur Liepvre (croix bleue).

La Val de Liepvre : une enclave lorraine en Alsace

"L'aspect même des villages rattache le Val de Liepvre à la Lorraine plutôt qu'à l'Alsace : dans les localités de langue allemande les plus voisines, Châtenois, Kinzheim, Saint-Hippolyte même, qui cependant appartenaient aux ducs lorrains, les constructions sont toutes du type alsacien bien connu : des traverses en bois consolident la maçonnerie, les maisons ont pignons sur rue, les toits sont élevés, débordent largement sur les murs, ont parfois deux ou trois étages superposés. Rien de tel dans le Val de Liepvre : les murs sont entièrement en pierres, les toits d'une seule venue et peu débordants, l'ensemble de la construction parallèle et non perpendiculaire à la rue. Quand on arrive de Saint Dié à Liepvre, on n'a pas l'impression d'avoir changé de province, malgré la traversée des Vosges ; qu'on pousse, en suivant la vallée, jusqu'à Châtenois, le changement frappera les yeux les moins avertis. Seul, Sainte-Marie-aux-Mines a un fort noyau d'habitants de langue allemande : ceci tient à ce que, dans la seconde moitié du seizième siècle et au dix- septième, on y fit venir, pour l'exploitation des mines, des ouvriers saxons qui étaient fort experts en ce genre de travail, qui s'y fixèrent et conservèrent leur parler tudesque.

....

Reste à expliquer un cas assez singulier, celui de L'Allemand-Rombach. Dans cette commune, dont le nom semblerait indiquer une population de langue allemande, le français est, plus encore qu'à Liepvre, l'idiome unique. Et depuis longtemps : ici également, les anciens documents sont rédigés en français. Les noms de lieu-dits de ce vaste ban sont tous français : la Hingrie, la Chambrette, le Chalmont, le Pré-Rebois, la Vaurière, le Chat-Pendu, et les nombreux noms en goutte, qui désignent une pettite vallée arrosée d'un ruisseau : Hargoutte, Naugigoutte, Biagoutte, Pierreusegoutte, etc ..; enfin, nous avons des listes des habitants du village en 1585 et 1588 où, sur 64 noms d'un part, 49 de l'autre, on en relève à peine 3 ou 4 d'origine allemande. Et, d'autre part, le nom du village est encore plus ancien : la Cosmographie de Sébastien Munster, publiée à Bâle en 1550, l'appelle Germanicum Rumpach ; le Dénombrement du duché de Lorraine, rédigé en 1594 par Thierry Alix, président de la chambre des comptes, l'écrit comme maintenant ; des actes de 1519 orthographient Alman Rombach et Laleman Ronba ; en remontant à 1486, on trouve Lalman Rombach.

Pour expliquer cette anomalie, il faut envisger séparément les deux parties du nom, la rapprocher de noms de localités analogues : Grand-Rombach et Petit-Rombach, hameaux dépendant de Sainte Croix-aux-Mines, donc limitrophes de L'Allemand-Rombach, Robach près de Saint-Dié, Rombas entre Briey, Thionville et Metz, dont la forme primitive est Rombac, Martelange-Rombach dans le grand-duché de Luxembourg, district de Diekirch. Il semble que la terminaison de tous ces mots n'est pas l'allemand bach, ruisseau, mais le celtique acus, qui se trouve dans tant de noms de lieux de notre pays, le b faisiant partie ici du radical...

A l'époque gallo-romaine, le suffixe acus se joignait d'ordinaire à un nom de personne, pour former le nom du domaine possédé par cette personne.

...

Quand à la première partie du nom de L'Allemand-Rombach c'est sans doute que, à une époque loinatine, il s'y trouva quelques habitants de langue allemande. A moins  que ce nom de L'Allemand ne soit la corruption, due à l'étymologie populaire, dont le travail est toujours si curieux, de quelque autre mot que nous ne pouvons plus discerner dans les brumes du passé."

Emile Duvernoy : Une Enclave Lorraine en Alsace : Mémoires de l'Académie de Stanislas (Nancy) 1911

Balson de Rombach le Franc

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Le puzzle de la semaine !  

Où peut-on trouver ce paysage, avec son habitat dispersé, qui pourrait inspirer un peintre impressionniste ?

La réponse 

Il s'agissait du rocher Hans. Apprécié par les amateurs d'escalade, ce rocher surplombe le lac Blanc et un sentier assez raide permet d'y accéder à partir du parking. Au fait, quelqu'un connait-il l'origine de son nom ?

La rando de la semaine

Malgré le froid, quelques photos d'une promenade sur les crêtes avec une halte dans une ferme-auberge bien accueillante.

 

A découvrir :

 

L'origine du monastère de Dusenbach.


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