Belacker Gsang par le Rossberg et le Thannerhubel

Hundsrück - Martisplatz - Waldmatt - Vogelstein - Belacker - Gsang - Thannerhübel - Hundsrück

Description de la randonnée
Départ :
Col du Hundsrück 815 m
Caractéristiques :

Distance : 13 km

Dénivelé : 500 m

Restauration : Ferme-Auberge du Gsang

(03 89 38 96 85).

Autres points de ravitaillement :

Ferme-Auberge du Belacker

(petite restauration) ( 03 89 82 34 20)

Ferme-Auberge du Thanner Hubel.

Carte IGN : 3620 ET

Remarques :

Une belle promenade sans difficultés pour

atteindre les chaumes, un beau panorama

au sommet des Vogelsteine et au Gsang 

sur les vallées de la Doller et de la Thur et

à Gsang, une ferme-auberge comme on les aime. 

Monter en voiture au Col du Hundsrück (route Joffre) à partir de Bitschwiller-lès-Thann).

Emprunter le GR 5 (rectangle rouge) qui passe par Martisplatz et rejoint le rocher Vogelstein (1164 m).

Descendre sur Belacker (979 m) et emprunter le sentier (triangle rouge) qui rejoint à travers la forêt la Ferme-Auberge Du Gsang.

Rejoindre le point de départ en passant par le chalet du club Vosgien de Thann et au-dessus de la FA du Thanner Hubel (triangle rouge).

 

NB : pour raccourcir la randonnée, il est possible de rejoindre Gsang directement à partir des Vogelsteine et sans passer par Belacker (triangle bleu).

 

 

La fondation de Thann

"Au XIIème siècle vivait, en Ombrée, un évêque de Gubbio du nom de Thiébault. Se sentant près de mourir, et voulant récompenser la fidélité d'un domestique qui l'avait servi depuis plusieurs années, il le fit approcher de son lit de douleur et, l'ayant béni, l'autorisa à prendre, après sa mort, l'anneau pastoral qu'il portait au doigt.

Le saint homme mort, le serviteur voulut prendre possession de son leg, mais il arriva que, sans qu'il eût fait le moindre effort pour retirer l'anneau de la main, le doigt se détacha entièrement. Pieux comme on l'était à cette époque, le brave homme considéra ce fait comme un miracle que Dieu faisait en sa faveur et, tenant à conserver cette relique du saint qu'il avait fort aimé, il creusa un bâton et y renferma hermétiquement le doigt et l'anneau. Cela fait, il se dirigea à travers les Alpes et la Suisse, vers son pays natal et, le 11 juin 1161, il arriva près d'un hameau qui existe encore aujourd'hui près de la ville de Thann et que l'on nomme Vieux-Thann.

Le voyageur s'arrêta au pied de la montagne, au sommet de laquelle se trouve le château d'Engelsbourg et s'endormit ... A son réveil, quel ne fut pas son étonnement, son bâton, qu'il avait adossé contre un arbre près de lui, avait pris racine, et tous ses efforts furent vains pour l'arracher du sol où il s'était fixé. Quelques paysans accoururent à ses exclamations, criant avec lui au miracle. Des prêtres arrivèrent et le comte de Ferrette, averti, déclara qu'il avait vu de son château d'Engelsbourg trois flammes voltiger au-dessus du sapin contre lequel le bâton avait été adossé. Bientôt  il fut décidé qu'en ce lieu même une chapelle serait bâtie à Saint Thiébault. Autour de cette chapelle se groupèrent successivement des habitations. Le lieu de pélérinage devint un hameau et le hameau une ville à laquelle on donna le nom de Thann."

Robert Wolf : Récits historiques et légendaires d'Alsace 1922

Le Donjon renversé de la ruine de l'Engelsbourg

 

Auguste Scheurer-Kestner

"Auguste Scheurer est né à Mulhouse, le 11 février 1833, d'une de ces familles d'industriels dont l'intelligence, l'énergie, la probité et la philantropie ont porté si haut et si loin la renommée de l'Alsace. Il commença à étudier à l'école primaire de Mulhouse, puis au collège municipal de Thann quand son père vint acheter dans cette ville une fabrique d'impressions sur étoffes. De 1848 à 1851 il alla compléter ses études au gymnase de Strasbourg. Son père le destinait à la chimie industrielle ; il l'envoya à la fin de 1852 à Paris, où il passa plusieurs années au laboratoire de Wurtz qui fut d'abord son maître et resta son ami.

Fils d'un républicain disciple de Fourier et lié avec Victor Considerant, Auguste Scheurer se mêla tout naturellement à l'agitation politique qui suivit le coup d'Etat ; il prit part à la lutte difficile dont il ne devait pas tarder à connaître les dangers. De retour à Thann, il entra dans l'usine paternelle. A la fin de 1856, âgé de vingt trois ans à peine, il épousait Mlle Céline Kestner*, fille du grand industriel Charles Kestner, ancien représentant du Haut-Rhin à l'Assemblée constituante et à l'Assemblée législative..."

 

* arrière petite fille de Jean Christian Kestner et Charlotte Buff dont Goethe était épris et qui inspira "Les souffrances du jeune Werther". 

 

Anonyme. Scheurer-Kestner : 1833-1899 1900

Photographie d'Eugène Pirou

 

Sujets d'orthographe proposés au certificat d'études primaires du Territoire de Thann le 1er Juillet 1918

1. (Garçons).

Il était une fois un drapeau tricolore qui avait été caché pendant de longues années au fond d'une armoire. Il s'ennuyait de ne plus flotter à la fenêtre, comme autrefois, et il vieillissait tristement, car il craignait de ne plus voir la lumière du jour.

Pourtant, un beau matin, il est sorti de sa cachette, et on l'a déplié. Alors il a vu des soldats, rouges et bleus comme lui, passer dans la rue en chantant, et d'autres drapeaux pareils à lui flotter à toutes les fenêtres ; et avec ses plis usés, ses couleurs fanées, il ressemblait à un grand-père, qui sourit dans ses rides au milieu de tous ses petits enfants.

Questions :

1. Expliquez les mots ou expressions :

cachette, couleurs fanées, rides.

2. Analysez grammaticalement : qui sourit.

3. De quel drapeau est-il question ? Pourquoi était-il caché ? Quand est-il sorti de sa cachette ?

 

2. (Filles).

Il est situé à l'écart du village et de la route, sur un versant de la montagne, à l'ombre d'un drapeau tricolore. De simples croix de bois blanc. Nul monument. Des mains pieuses viennent seulement orner les tombes de fleurs passagères. C'est là que dorment, dans la terre d'Alsace, ceux qui sont tombés pour la reprendre ou la défendre. Les petites croix, avec leurs cocardes, s'alignent comme des compagnies pour une revue. Au milieu d'elles, la tombe du général * ; et tous ces morts, chasseurs, fantassins, artilleurs, soldats de France, semblent encore former, autour de leur chef, comme une garde d'honneur.

Questions :

1. Expliquez les mots ou expressions :

cocardes, bois blanc, garde d'honneur, cimetière.

2. Analysez : ceux (qui sont tombés).

                      leur (leur chef).

3. Pourquoi doit-on fleurir les tombes de nos soldats ?

 

Compte-rendu du certicat d'études primaires juillet 1918

Photo : commune de Moosch. 

* Il s'agit vraisemblablement du général Marcel Serret et du cimetière militaire de Moosch.

 

 

 

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