De Niederbruck au Lachtelweiher

Niederbruck - Bruckenwald - Lachtelweiher - Entzenbach - Niederbruck

Description de la randonnée
Départ 

A proximité de l'église de Niederbruck

Propriétés 

Distance : 9 km

Dénivelé : 550 m 

Restauration : FA Bruckenwald 

03 89 38 87 50

Carte IGN : 3620 ET 

Remarques 

Une promenade qui permet de découvrir le

Lachtelweiher, charmant petit lac vosgien,

en passant par une ferme-auberge très

sympathique où les "roigebrageldi" ont cédé

la place aux "roesti".

A partir des réservoirs de captage deux

possibilités sont offertes pour rejoindre

la ferme du Bruckenwald :un circuit court,

un peu éprouvant (triangle jaune,

300 m de dénivelé sur 2 km) ou un circuit

un peu plus long par le chemin forestier

(non balisé). 

Prendre la rue du Bruckenwald (triangle jaune) jusqu'aux réservoirs de captage des eaux.

Choisir la variante : soit poursuivre sur le sentier triangle jaune ou emprunter le chemin forestier.

Prendre le GR 531 (rectangle bleu) jusqu'au Lachtelweiher. Un tour du lac s'impose.

Suivre le chemin (rond bleu) jusqu'au refuge puis le sentier (rond rouge) qui conduit à la FA de l'Entzenbach et à Niederbruck.

Si vous avez encore une peu de courage, grimpez le long de l'Eichstein pour rendre visite à la Vierge d'Alsace. 

De Niederbruck au Lachtelweiher
De Niederbruck au Lachtelweiher.kml
Place de marché Google Earth 28.8 KB

Joseph Vogt et la Vierge de Niederbruck

"....Du haut du promontoire rocheux de l'Eichstein, la Vierge d'Alsace veille sur Niederbruck et la vallée de la Doller. Ce monument est un ex-voto en reconnaissance de la protection divine sur la vallée. En effet, au début de la Première Guerre Mondiale, Joseph Vogt, alors propriétaire de la cuivrerie de Niederbruck, émet avec son épouse le voeu de faire ériger une statue, si son usine et la vallée de la Doller sont épargnées par la guerre.

 

Son voeu est exaucé, mais il meurt en 1921 sans avoir pu tenir sa promesse. C'est donc son fils Léon, qui commande la statue de la Vierge auprès du célèbre sculpteur Emille-Antoine Bourdelle. Cet artiste fortement influencé par Rodin, a également réalisé les bas-reliefs du Théâtre des Champs-Elysées. Terminée en 1922, l'oeuvre est d'abord exposée au salon d'Automne à Paris. L'année suivante, la statue démontée arrive à Niederbruck pour être installée à son emplacement actuel. Elle est inaugurée le 7 octobre 1923 par Monseigneur Georges Jost, vicaire général."

 

Bibliothèque Alsatique du Crédit Mutuel

Photo : Joseph Vogt : BACM

 

"...En 1904, Joseph Vogt dirigeait une fonderie spécialisée dans la fabrication de matériel de sondage, dont le siège se trouvait à Oberbruck, près de Masevaux. Au cours de ses travaux, il parvint à perfectionner son matériel et à apporter, par ses inventions, de profondes améliorations aux anciens procédés. Des recherches faites en commun le lièrent à Jean-Baptiste Grisez, brasseur à Chapelle-sous-Rougemont, dans le Territoire de Belfort, et passionné par la "baguette magique". Il s'était notamment spécialisé dans les recherches d'eau et avait acquis une certaine dextérité dans la prospection des richesses minérales.

 

Tous deux, ayant remarqué dans la région de Bourbach, lors du creusement d'un petit puits dans un  terrain appartenant à Joseph Vogt, la présence de terre noire qui laissait supposer des affleurements charbonniers, furent convaincus de la présence d'un gisement de houille dans la plaine du Rhin à quelque 600 ou 700 mètres ; d'où l'idée d'effectuer une série de sondages dans la plaine de l'Ochsenfeld.

 

De son côté, Amélie Zürcher avait depuis de longues années le sentiment que le sous-sol des propriétés qu'elle exploitait avec son frère Albert renfermait d'importantes richesses minérales et elle avait le vif désir d'entreprendre des recherches sous-terraines.

 

Amélie Zürcher, femme de caractère, se consacrait à son frère, grand blessé de la guerre de 1870, et exploitait avec lui la ferme de Lützelhof. La terrible sécheresse de 1893 plaça Amélie et Albert devant de grandes difficultés financières popur arriver à nourrir, voire à conserver les cinquante six têtes de bétail qui constituaient le cheptel. Après avoir cherché en vain le moyen de relancer l'exploitation, Mademoiselle Zürcher eut brusquement la certitude, absolue mais irraisonnée, que ses terres recelaient une immense richesse sur la nature de laquelle elle était encore incapable de se prononcer.

 

Un hasard providentiel mit sur son chemin le sondeur spécialisé qu'était Joseph Vogt, lequel se laissa gagner par sa confiance et consentit à faire quelques fouilles. Les liens d'amitié qui unissaient Joseph Vogt à Amélie et Albert Zürcher ainsi qu'à Jean-Baptiste Grisez, et leur commune volonté de découvrir de nouvelles richesses dans le sous-sol alsacien, aboutirent à la création, le 21 mai 1904, d'une Société en participation pour la recherche de gisements de houille en Alsace qui fut transformée par la suite en Société "Bonne Espérance". Dans l'espoir de trouver du charbon sous la couche de grès, Vogt et Grisez s'étaient mis d'accord pour implanter la première tour de forage dans la forêt de Nonnenbruch, à environ 3 500 mètres au Sud du clocher de Wittelsheim, à gauche du chemin de fer entre Cernay et Lutterbach (tout près de l'église de l'actuelle cité Amélie II).

 

Le premier coup de sonde fut donné le 11 juin 1904. Les travaux durèrent 143 jours. Le 31 octobre, le sondage s'arrêta à 1 119 mètres. Lorsque le trépan eut atteint 90 mètres de profondeur sans recueillir aucun indice de dépôt minéral, Vogt fit savoir qu'il renonçait. Amélie Zürcher le persuada si bien qu'il revint sur sa décision et descendit la sonde jusqu'à 358 mètres. Elle tomba sur une couche de chlorure de sodium, très pur, mais d'une valeur dérisoire et qui ne pourrait amortir les frais d'exploitation. Dépité, Joseph Vogt déclara qu'il allait démonter ses tours de forage.

 

Mademoiselle Zürcher insista, supplia. Elle assura que la richesse était maintenant toute proche. L'entrepreneur fléchit et reprit les travaux. Ce n'est que lorsque le laboratoire de Strasbourg donna l'analyse d'un sel dont la couleur rose et rouge (de la sylvinite mêlée à du chlorure de sodium) avait attiré l'attention de M. Vogt, que les associés se rendirent compte que le tube carottier avait traversé d'abord à 627 mètres puis à 649 mètres de profondeur, des couches de potasse d'une excellente teneur. ..."

 

Geowiki : L'encyclopédie dédiée aux sciences de la terre : Gérard GRUNENWALD, pour l'Association "Les amis des Sciences de la Terre".

 

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