Lacs des Perches et Neuweiher

Rimbach - Lac des Perches - Tête des Perches - Rouge Gazon - Neuweiher - Rimbach

Description de la randonnée
Départ :
Rimbach près Masevaux
Caractéristiques :

Distance : 16 km

Dénivelé : 1000 m

Restauration : Auberge du Rouge Gazon

Autres points de ravitaillement : Auberge Refuge du Neuweiher

Carte IGN : 3620 ET

Remarques : Pour atteindre ce lac glaciaire, dans lequel se mirent les étoiles (Sternsee), il faut suivre un sentier assez raide qui serpente à travers la forêt. Du sommet de la Tête des Perches (1222 m) le promeneur jouit d'une vue incomparable sur le lac et la vallée de Masevaux.
En haut du village de Rimbach, prendre le sentier( triangle bleu) en direction du lac des Perches et qui passe au-dessus de Riesenwald.

Grimper au col des Perches puis prendre le sentier (rectangle rouge) qui contourne le lac et grimper à la Tête des Perches.

Descendre sur l'Auberge du Rouge Gazon.

Prendre le sentier (rectangle bleu blanc bleu) en direction des lacs du Petit et du Grand Neuweiher.

Se diriger vers Ermensbach par le sentier rond bleu.

Emprunter le chemin (chevalet jaune) pour regagner Rimbach .

Le lac des Perches

"Le Lac des Perches, autrement dit Sternsee, se trouve à 971 mètres d'altitude dans une sorte d'entonnoir. A 100 mètres au-dessus de son niveau, les montagnes qui le dominent se dépriment de manière à former un col conduisant du lac à Storckensauen, dans la vallée de la Thur. Gazonnés sur leur pourtour, les rebords du col se relèvent brusquement des deux côtés. Déjà les anciennes forges de Voyer d'Argenson employaient les eaux du Sternsee comme force motrice ainsi que celles du Neuweyer, deux réservoirs formés par des digues artificielles dès le commencement de ce siècle et peut-être longtemps auparavant".

 

Charles Grad, L'Alsace, le pays et ses habitants 1888

 

"Dans son voyage dans les Vosges, écrit en allemand par Chrétien-Maurice Engelhardt, et publié en 1821 à Strasbourg par Teuttel et Würtz il est souvent question des établissements métallurgiques semés dans la vallée de Masevaux le long de la Doller, par M. d'Argenson.

J'en traduis quelques lignes :

"Un peu avant d'arriver en ville on rencontre la fonderie de fer de M. d'Argenson ; ensuite, à l'entrée de la petite localité, les blanchisseries de la manufacture de coton de M. Koechlin où se trouvent des parcs anglais et où la nature romantique du pays, le cours d'eau qui le traverse et un rocher isolé de forme singulière ont rempli, en grande partie, le rôle de dessinateur de jardins. De Wegscheid où se trouve la fabrique de fer blanc de M. d'Argenson qui fournit d'excellents produits et se perfectionne de jour en jour, un chemin se dirige le long du torrent vers le village de Dolleren qui porte son nom. Ce chemin carrossable conduit à l'entrée d'une vallée latérale où se trouve Oberbruck et où sont installés les martinets, les dépots ainsi que la factorerie de toutes les usines. Les eaux motrices arrivent à Oberbruck par deux vallées supérieures ; le canal du sud à été formé à son origine par l'endiguement de deux étangs, nommés Neuweyer et sert de réservoir pour les besoins éventuels ; l'autre est une dérivation du Sternsee. Il existe encore dans la vallée de Masevaux une usine de cuivre qui, entre autres produits, livre au commerce d'excellents cylindres".

Charles Goutzwiller : A travers le passé 1898

Image : Les forges à la fin du 18ème siècle, l'Encyclopédie Diderot et d'Alembert

L'origine de Masevaux

"Toute la vallée de la Doller appartenait autrefois au riche comte Maso, qui demeurait dans son château nommé Ringelstein. Le comte n'avait qu'un seul enfant, un beau garçon, très pieux qu'il aimait beaucoup. A dix ans, ce fils joua un jour avec d'autres garçons en plein air. La nuit tombait déjà et le petit comte n'était pas de retour. Alors Maso, pris de peur, envoya des domestiques à sa recherche, tandis que lui-même regardait impatiemment par la fenêtre. Il vit enfin revenir un domestique d'un air triste, qui lui rapporta la nouvelle de la mort de son fils, tombé dans la Doller, grossie par les dernières pluies. Le père, affligé, fit construire un couvent et une belle et grande église sur la tombe. On lui donna le nom de Masos-Münster (monastère de Maso). Les gens s'établirent, peu à peu, autour de l'église et bâtirent des maisons."

Robert Wolf : Récits historiques et légendaires d'Alsace 1922

 

"De même que Saint-Amarin, la ville de Masevaux doit son origine et son nom à une abbaye de dames nobles, qui y fut fondée au VIIIème siècle par Mason, petit-fils d'Etichon, duc d'Alsace. Après dix siècles d'existence, cette maison fut détruite par la Révolution. Catherine II, impératrice de Russie, y avait été élevée."

Revue catholique de l'Alsace : Anciennes Maisons religieuses d'Alsace  A. G. Zimberlin curé d'Orschwihr : 1859

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Nouveautés

Le puzzle de la semaine !  

Où peut-on trouver ce paysage, avec son habitat dispersé, qui pourrait inspirer un peintre impressionniste ?

La réponse 

Il s'agissait du rocher Hans. Apprécié par les amateurs d'escalade, ce rocher surplombe le lac Blanc et un sentier assez raide permet d'y accéder à partir du parking. Au fait, quelqu'un connait-il l'origine de son nom ?

La rando de la semaine

Malgré le froid, quelques photos d'une promenade sur les crêtes avec une halte dans une ferme-auberge bien accueillante.

 

A découvrir :

 

L'origine du monastère de Dusenbach.


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