Le Grand Hohnack

Zimmerbach - Croix de Wihr - Obschel - Meyerhof - Chapelle des Frères - Zimmerbach

Description de la randonnée
Départ

Zimmerbach : au départ du parcours

sportif qui se trouve au bout de

la rue du Réservoir

Propriétés

Distance : 15 km

Dénivelé : 800 m

Restauration : auberge de l'Obschel.

La Rochette, Le Tilleul

Carte IGN : 3718 OT.

Remarques

Une randonnée en forêt très agréable par

temps de canicule.

Plusieurs montées sont possibles pour

accéder au sommet du Grand Hohnack.

Celle-ci présente l'avantage d'être assez

régulière.

Au retpur, le sentier qui mène à la chapelle

des Frères est très agréable.

C'est l'occasion de découvrir le singulier

chaos rocheux du Grand Hohnack

et le vallon verdoyant de Zimmerbach.

Suivre le parcours sportif qui passe devant le réservoir. Arrivé au sommet de la montée, prendre le chemin du milieu (parcours sportif à contresens) qui passe devant l'atelier saute-moutons.

 

Poursuivre ce chemin jusqu'au sentier (chevallet bleu) qui mène à la Croix de Wihr en passant à proximité de la Fontaine Briant.

 

Emprunter le chemin, puis le sentier (croix bleue) qui mènent au sommet.

 

Descendre sur Giragoute et rejoindre la route des Trois-Epis.

 

Suivre cette route pendant quelques dizaines de mètres. Un chemin à gauche (direction Trois Epis) permet d'éviter la route pour rejoindre l'Obschel.

 

En prenant la direction de Turckheim (rectangle jaune) rejoindre le Meyerhof.

Un chemin sur la droite (triangle jaune) descend vers Turckheim.

 

A l'endroit où il croise le chemin qui monte de Turckheim aux Trois Epis il faut quitter le triangle jaune pour emprunter ce chemin (non balisé) sur environ 400 mètres. 

 

Un sentier sur la droite (chevallet jaune) monte jusqu'à un clairière et se poursuit en contrebas pour atteindre la croix qui surplombe la chapelle des Frères.

 

Par le chemin de la chapelle, sur la gauche, rejoindre Zimmerbach et le point de départ par la rue du Hohnack et la rue des Vergers.

Hohnack.kml
Place de marché Google Earth 636.4 KB

Le Weibertag

"...le Weibertag, la "fête des femmes" des villages de Wihr, Walbach et Zimmerbach, à l'entrée du val de Munster, ressemble à s'y méprendre à une bacchanale et les origines en remontent certainement au paganisme. A l'un des jours du mois de février, les femmes de ces trois localités appartenant aux sires de Ribeaupierre, se réunissaient sur la place du marché de Wihr, masquées pour la plupart, pour être moins gênées dans leurs ébats et munies chacune de quelques provisions de bouche, l'une portant un pot rempli de légumes, l'autre, plus riche, une oie à la broche, etc. Elles allaient chercher à la cave seigneuriale deux tonnelets de vin, qui leur sont dus par tradition et, qu'on plaçait sur le bât d'un cheval, conduit par une femme masquée, agitant des sonnettes.

 

On parcourait alors les rues des villages ; chaque boulanger et chaque aubergiste étaient tenus de fournir une miche de pain ; la caisse communale versait en outre à la masse une somme de douze florins. C'est avec cet argent que les braves femmes de Wihr, transformées en un jour en ménades, achetaient un grand bouc, qu'elles ornaient des dites sonnettes. On s'établissait ensuite sur un communal, au croisement des routes ; on cuisait des beignets avec le beurre fourni par la cense seigneuriale, on vidait les deux tonnelets et d'autres encore, on arrêtait tous les passants, pour les forcer à danser autour du bouc, en poussant de grands cris.

 

Défense aux maris de se montrer avant la nuit ; ils accouraient au crépuscule pour avoir leur part du festin, et finalement leurs épouses, plus ou moins ivres, rentraient, en titubant dans les rues, cassant les vitres et scandalisant tout le monde. Il n'est pas étonnant que les représentants de l'Eglise aient protesté contre des scènes aussi peu édifiantes, et le curé Henri Foerster finit par obtenir de l'autorité civile la suppression de ces saturnales annuelles."

 

Rodolphe Reuss : L'Alsace au dix-septième siècle 1898.

Ménade : peintre de Brygos : Staatliche Antikensammlungen Munich.

Le chaos rocheux du Grand Hohnack et sa pierre à cupules

"...Le Grand Hohnack est entré dans le domaine de la légende. L'amoncellement de roches et de blocs en grès, qui couvre son sommet en présentant l'aspect d'un mur écroulé, est de formation naturelle. Leur constellation bizarre a contribué à accréditer l'assertion de l'existence d'un vaste mur défensif partant de ce point pour se diriger par le Taennchel sur Sainte-Marie. Cette version avait été adoptée par Schoepflin et par l'abbé Grandidier. Il est d'ailleurs impossible de comparer le mur en pierres sèches du Taennchel aux amoncellements de blocs qui jonchent, sans symétrie, le sommet du Hohnack.

...

Quant à la pierre à cupules qui se trouve sur le point culminant du Grand Hohnack, on ne peut lui attribuer que des origines naturelles. Les cupules dans les Vosges ne représentent qu'un jeu de la nature et c'est le peuple qui leur donna le nom de "Hexenkessel" (cuvettes à sorcières)...."

 

L'arrondissement de Ribeauvillé à l'époque romaine : Léonard Georges Werner : Bulletin achéologique du comité des travaux historiques et scientifiques : 1946 à 1949.

Reproduction : la pierre à cupules du sommet du Hohnack.

Le géant du Hohnack

"...Sous le grand Hohnack est enterré un géant énorme dont on entend souvent la respiration au loin dans la montagne et dans la vallée. Le gens du pays appellent "Riesengrab" (tombeau du géant) le sommet de la montagne..."


Revue des traditions populaires tome XVII : Emile Lechevalier Ernest Leroux : 1902.

"........

Or en ce temps dont ma vieille mémoire

Sait tous les faits lus dans un vieux grimoire,

Vivait, au sein du Hohnack, un géant

Affreux, énorme, et vilain mécréant.

Plus élevé que la tour de l'église,

il fracassait comme un noyau d'alise,

De ses talons nerveux et plantureux,

Les rocs gênant ses pas aventureux.

Son corps avait, j'ai bonne référence,

Au moins vingt mètres de circonférence,

Et sur son dos aussi fort qu'un bastion,

Il eut porté la Pique et le Gestion *

Ses longs cheveux flottaient comme la traîne

Qu'une comète derrière elle entraine.

Quant à sa barbe, elle rasait le sol

Et lui servait, enfants, de parasol,

De parapluie, ainsi que de serviette

Pour nettoyer ses dents et son assiette !!!

....."

 

* Collines près de Labaroche

Robert Wolf : Récits historiques et légendaires d'Alsace 1922.

Le Hohnack vu de Zimmerbach.


Zimmerbach, histoire d'un village divisé

"... A l'époque où le nom de Zimmerbach apparaît pour la premère fois dans l'histoire, le village était entièrement sous domination autrichienne. Un ruisseau le séparait en deux parties : celle du sud-ouest faisait partie du ban de Wihr-au-Val, celle du nord-est, du ban de Turckheim.

 

Le premier appartenait aux seigneurs de Girsberg et avait été donné en gage par Jean Guillaume de Girsberg aux seigneurs de Ribeaupierre...  Au Début du XVIème siècle, en 1504, Guillaume de Girsberg vendit au comte Maximilien de Ribeaupierre pour une somme de 1000 florins le château de Girsberg ainsi que ses parts dans les villages de Walbach et de Zimmerbach, qu'il avait héritées de sa mère Marguerite Munch de Waldner. Trois années plus tard, en avril 1507, les seigneurs de Ribeaupierre donnèrent leur partie du village de Zimmerbach en fief à l'abbaye de Murbach. ... En l'an 1673, la lignée masculine des Ribeaupierre s'éteignit avec Jean-Jacques. Par la fille unique de celui-ci, Catherine Agathe, et son mariage en 1667 avec le comte palatin Christian II de Birckenfeld, la maison des Ribeaupierre tomba alors dans la possession des seigneurs de Birckenfeld. En l'an 1734, Christian II hérita aussi du duché de Zweibrücken - Deux Ponts. ..."

...

L'autre moitié du village, située dans le ban de Turckheim, était d'abord un fief mouvant de l'empire (Reichslehen). De 1285 à 1585, cette partie du village était la propriété des barons de Hattstatt et passagèrement, de 1379 à 1432, de la famille noble von Haus (Hüs). Les nobles de Hattstatt proposèrent au XVème et au XVIème siècles  et sans accord de l'empire, cette partie en contrepartie d'un prêt (Darlehn) au duché de Lorraine. En 1434, 1509 et 1519, les ducs de Lorraine annoncèrent en effet que les seigneurs de Hattstatt leur avaient remis la moitié de Zimmerbach en gage. Le duc de Lorraine et le Saint Empire romain germanique remirent ensuite la localité aux nobles de Hattstatt sous forme de fief...

Lorsque la famille des Hattstatt s'éteignit en 1585, Philippe Truchsess de Rheinfelden, hobereau, se fit reconnaître à Zimmerbach comme leur héritier et se fit prêter serment de fidélité par les habitants. Le duc de Lorraine reprit ce bien et, sans tenir compte du refus des habitants, le donna à Ulrich Diebold de Schauenburg en fief....

Ce différend prit fin quand Turckheim, ville d'empire, acheta le 29 mars 1613 la partie de la commune en question et en pris possession, après de nombreux recours des seigneurs de Ribeaupierre et des autres intéressés.

...

Pendant la Révolution, les deux parties du village furent réunies par un jugement de tribunal en une seule commune. ... Au début du XIXème siècle, la section nord-est de Zimmerbach retomba dans les mains des habitants de Turckheim. Le 21 mai 1842, elle fut cependant  définitivement réunie à l'ancienne partie relevant des Ribeaupierre pour former avec elle une commune indépendante...."

 

L'histoire de Zimmerbach : Joseph Lévy : 1906 : traduction Daniel Morgen.

 

 

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Commentaires : 3
  • #1

    KNOERR (mercredi, 01 juillet 2015 17:08)

    beau circuit bien ombragé dans la forêt de Zimmerbach. Par contre il manque des indications sur les arbres. Pas évident de suivre vos infos surtout à partir du refuge des AN (le Meierhof).On descend par un chemin et non un sentier et il ne faut pas manquer de prendre un sentier à droite. Et là très mauvaise indication et pas de mention Chapelle des frères et trois possibilités avec chevallet jaune. Nous avons pris à gauche et sommes retrouvés sur la route entre Turckheim et Trois-epis. En bas était bien indiqué Chapelle des Frères 2,5 klms. Nous avons continué en prenant la direction de Zimmerbach. Le parcours est plus long qu'indiqué.

  • #2

    BM (mercredi, 01 juillet 2015 18:50)

    Merci pour les précisions - effectivement il ne faut pas louper, à droite, le sentier qui mène à la Chapelle des Frères.

  • #3

    BM (mercredi, 08 juillet 2015 08:52)

    Suite à vos remarques j'ai revu le descriptif de la randonnée et ajouté quelques photos.
    Malheureusement pour la commune de Zimmerbach vous avez surtout traversé les forêts de Walbach et de Turckheim. Le ban de Zimmerbach est très petit et s'arrête aux alentours de la Chapelle des Frères.
    Le circuit fait environ 15 km.

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