De Bergheim à Rorschwihr

Bergheim - Cimetière Militaire - Rorschwihr - Bergheim

Description de la randonnée
Départ 

Parking à l'entrée de Bergheim 

Propriétés 

Distance : 6 km ; visite de Bergheim

comprise.

Dénivelé : 130 m

Restauration :

Carte IGN : 3718 OT

Remarques 

Promenade agréable sur les Hauteurs du

Grasberg avec vue sur le vignoble, le val

de Thannenkirch, le Taennchel et le

Haut Koenigsbourg.

Une visite de Bergheim, beau village

viticole, s'impose.

Traverser le Rond-Point pour escalader le Grasberg en direction du Cimetière Militaire Allemand (1939-1945).

Controurner le cimetière pour rejoindre le point de vue et descendre sur Rorschwihr.

Rejoindre Bergheim (disque jaune) ; visiter la ville et les remparts.

 

De Bergheim à Rorschwihr.kml
Place de marché Google Earth 330.0 KB

Bergheim ou les tribulations d'une ville bourgeoise à l'époque féodale

"… Ainsi voilà Bergheim tour à tour possession abbatiale, épiscopale, lorraine, impériale, archiducale, baroniale, et, qui pis est, gage féodal des Rappolstein, des Geroldseck, des Müllenheim, des Hattstatt.

 

Il y avait de quoi être dégoûté de la féodalité, aussi les bourgeois d’0ber-Bergheim, envieux du sort des villes impériales voisines de Schlestadt et de Kaysersberg, essayèrent-ils de racheter le gage donné aux sires de Hattstatt. Mais ils n’y gagnèrent rien, car les Hattstatt ayant rendu le gage de Bergheim moyennant finances, l'archiduc Albert-le-Prodigue se hâta de réengager la pauvre ville aux margraves de Baden. Ceux-ci la cédèrent, pour argent comptant, aux sires Beyer de Geispolsheim et aux sires de Thierstein.

 

Enfin en 1495, l'empereur Maximilien 1er daigna consentir à un nouveau rachat, toujours aux frais des bourgeois ; et moyennant 5000 florins d’or, les pauvres bourgeois se croyaient déjà quittes enfin de tout lien féodal, mais aussitôt les comtes de Ribeaupierre firent de nouveau valoir leurs prétentions.

 

La ville alors demanda comme une grâce de rester autrichienne, ou du moins terre engagée à la maison d'Autriche sans pouvoir être sous-engagée à des tiers. Cette modeste prétention lui valut, en 1652, l’attaque des Suédois et une dure rançon à payer à Gustave Horn qui se mit en possession du domaine.

 

Près d’un siècle auparavant, en 1525, la ville fut incendiée et pillée par les paysans insurgés, si rudement châtiés ensuite à Scherwiller, par le duc Antoine de Lorraine. En 1639, l‘un des généraux de l'armée weimarienne, le comte de Nassau, se fit adjuger Bergheim par ordonnance du roi de France, Louis XIII, qui, peu de temps après, le comte de Nassau étant mort, en fit don au duc de Montausier.

 

Il paraît que les investitures du roi de France ne portèrent pas plus bonheur à Ober-Bergheim que celles de Lorraine et de l'Empire. Car le duc de Montausier se hâta de vendre au comte Palatin. Celui-ci revendit le fief au baron de Reding de Biberach, qui, fidèle aux traditions du lien, le donna en gage à trois bourgeois de Strasbourg, Frederic Wurtz, Daniel Rishoffer et Jacques Hahn. C’était cruellement déchoir et déroger pour la pauvre ville féodale ; passer ainsi de mains en mains jusqu’à des maîtres bourgeois après avoir eu tant de maîtres crossés, mitrés, couronnés, bardés de fer, éperonnés d’or !

 

Et pour comble d'humiliation, les trois bourgeois de Strasbourg, intronisés seigneurs d’0ber-Bergheim, vendirent leurs droits à la veuve Hahn, ce qui fit tomber le fief en quenouille. Il parut toutefois se réhabiliter par la vente qu'en fit la digne bourgeoise veuve Hahn au baron Rolle d’Emmenholz qui, pour quelques écus, remit Bergheim aux héritiers de ses anciens seigneurs, les Rappolstein. Ainsi, depuis le treizième siécle jusqu’au dix-huitième, 0ber·Bergheim avait couru d’inféodations en inféodations et d'engagements en engagements pour revenirà son point de départ, la tutelle de la maison de Ribeaupierre. Peu de villes autant que celle-ci ont eu, comme on le voit, à se plaindre du régime féodal.

 

Depuis 1375 les seigneurs de Bergheim avaient le droit de battre monnaie, et ce fut sans doute là une des causes qui fit si longtemps battre monnaie aussi aux dépens de la pauvre ville, car dès-lors l'enga-gement. du fief devait valoir davantage. Il y eut aussi en faveur de Bergheim concession du droit d'asile , faveur qui fit refluer dans ses murs grand nombre de vagabonds étrangers. L’ancienne route, dite Berg-Strasse, passait à Bergheim et donnait lieu à des droits de péage fort lucratifs...."

 

Louis Levrault : Guémar, Ober-Bergheim, Ribeauvillé et leurs châteaux : Revue d'Alsace 1853.

Photo : entre 1530 et 1667 Bergheim a accueilli 744 réfugiés coupables de crimes et délits. Ce personnage, don d'un délinquant de Rodern qui a trouvé refuge dans la ville, est maintenant accroché à la Porte Haute.  

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