Freiamt en Forêt Noire

Riegel - Malterdingen - Bombach - Nordweil - Broggingen - Mûnchweier - Ettenheimmünster - Kreuz - Freiamt - Sägplatz - Reichenbach - Keppenbach - Tennenbach - Mussbach - Landeck - Riegel

Description de la randonnée
Départ 

Riegel am Kaiserstuhl

Propriétés 

Distance : 63 km

Dénivelé : 780 m

Restauration : possibilités à Freiamt.

Carte IGN :

Remarques

Une petite incursion en Forêt Noire pour

découvrir la région de Freiamt et trois lieux

chargés d'histoire : l'emplacement de

l'ancien monastère bénédictin

d'Ettenheimmünster, situé non

loin d'Ettenheim,  de celui du monastère

cistercien  de Tennenbach et les ruines du

château de Landeck

Se garer à proximité du canal et rejoindre la L113 et Malterdingen.

La première partie se déroule dans le vignoble.

Après Malterdingen, quitter la L113 pour rejoindre Bombach, Nordweil, Bleichheim, Broggingen et Münchweier.

A Mûnchweier, prendre la Mûnstertalstrasse pour atteindre Ettenheimmünster et Freiamt en passant par le carrefour Kreuz.

Suivre la L110 pour atteindre Reichenbach et Keppenbach.

Descendre sur Tennenbach avant de remonter sur Mussbach.

Prendre la direction Landeck et rejoindre Riegel par Teningen

Freiamt.kml
Place de marché Google Earth 76.5 KB

Landelin, le martyr de l'Ortenau.

"...Landelin naquit, croit-on, en Ecosse, de parents qui tenaient dans cette contrée un rang distingué, puisque, d'après l’histoire et la tradition d’Ettenheimmünster, ils tiraient leur origine des anciens rois du pays. Entrainé par un saint zèle, il vint en Alsace, puis, passant le Rhin, il alla se fixer dans cette partie du diocèse de Strasbourg qui était alors située sur les confins du Brisgau, appelée Ortenau, et qui appartient de nos jours au diocèse de Fribourg. Cette contrée n’était alors qu‘un affreux désert, habité par des voleurs et des assassins.

 

Landelin s'arrêta quelque temps chez un homme pauvre nommé Edulphe, qui s’était établi dans ce malheureux pays et défrichait quelques terres incultes. Le désir de vivre dans une retraite plus profonde lui inspira le dessein d’aller plus loin, et il s’enfonça de plus en plus dans les forêts ; il trouva enfin un petit vallon, arrosé par une rivière, et il s'y établit pour y louer le Seigneur.

L'histoire ne nous dit pas pendant combien de temps il habite ce désert, ni les vertus qu’il y pratiqua; il parait cependant que sa vie fut bien sainte, puisque Dieu, qui en fut le seul témoin, glorifia lui-même par la suite son digne serviteur.

 

Landelin fut découvert par le chasseur d’un seigneur des environs : celui-ci le prit pour un des malfaiteurs qui infestaient alors la contrée, et, sans être touché de la candeur et de l’innocence qui étaient peintes dans les traits du saint homme, il l'assassina lâchement et laissa son corps sans lui donner la sépulture.

 

La femme d‘Edulphe, inquiète du sort du bienheureux serviteur de Dieu, se mit à le chercher dans la forêt, et quelle ne fut pas sa surprise de ne trouver que son cadavre inanimé. Elle l`enterra à une demi-lieue de l'endroit où avait été commis le meurtre. Près de cet endroit se forma depuis le village de Munchweier, où l’on voit encore de nos jours le sépulcre de saint Landelin, derrière le grand autel de l'église paroissiale. Le lieu de la retraite et du martyre du Saint est devenu un pèlerinage, où l’on a construit une église. Dieu illustra le tombeau de Landelin par des miracles, et dès lors une foule de peuples y accourut pour demander des grâces au Seigneur par l'intercession de son serviteur.

 

Plusieurs solitaires s’établirent aux environs, et cette contrée, jadis si redoutée par les crimes qui s’y commettaient, devint un asile où la religion répandit ses plus douces faveurs. Pour favoriser ces heureux commencements, l'évêque Widegerne fonda près du tombeau de saint Landelin un petit monastère qu'il soumit a l'ordre de Saint-Benoit, et auquel il assigna des revenus sur les biens de sa cathédrale. Ce monastère, dont l`église était dédiée en l'honneur de la sainte Vierge, de saint Jean-Baptiste et de l'apôtre saint Pierre, prit le nom de Cella monachorum, qu‘il communique au village ; mais, ayant été négligé par les successeurs de Widegerne, il fut rétabli par l'évêque Heddon, qui lui donna le nom d’Ettenheimmünster et le transféra depuis Munchchweiler dans l’endroit où il a subsisté jusqu’au moment de sa suppression.

 

Ce monastère faisait partie du territoire de la principauté des évêques de Strasbourg..."

 

Extrait de l'Histoire des Saints d’Alsace par M. l'abbé Hunckler 1837.

Reproduction : auteur inconnu : Ettenheimmünster 1683 : Landesarchiv Baden Wurtemberg.

 

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