De Riquewihr à Saint Alexis

Riquewihr - Sylo - Seelacker - Bildstein - Saint Alexis - Hohe Schwaerz - Riquewihr

Description de la randonnée
Départ

Riquewihr : prendre la petite route près

du parking du haut jusqu'à

l'embranchement vers Hunawihr.

Propriétés

Distance : 15 km

Dénivelé : 600 m

Restauration : Auberge Saint Alexis

Carte IGN : 3718 OT

Remarques 

Une autre manière de rejoindre Saint Alexis à

travers la forêt de Riquewihr et de découvrir

les ruines du couvent de Sylo et celles du

Château de Bildstein. La Hohe Schwaerz est

assez sauvage et la descente sur Riquewihr

se fait sur un sentier souvent en dévers.

Emprunter le sentier (triangle jaune) à travers le Krappenwald puis le sentier (croix bleue) qui mène aux ruines du couvent de Sylo.

Revenir sur ces pas pour rejoindre le col du Seelacker et les ruines du chateau de Bildstein (rond bleu).

Revenir sur ces pas pour se diriger ensuite vers Saint Alexis (croix bleue).

Rejoindre Riquewihr par la Hohe Schwaerz (croix bleue puis triangle rouge).

De Riquewihr à St Alexis
De Riquewihr à Saint Alexis.kml
Place de marché Google Earth 41.8 KB

Voltaire et les vignes de Riquewihr

"...Voltaire demeura quinze mois en Alsace, d'août 1753 à novembre 1754. Ce ne fut le temps ni le plus heureux ni le plus glorieux de sa vie.

Il venait de se brouiller avec Frédéric. Brutalement arrêté à Francfort, sur un ordre du souverain, il n'avait recouvré sa liberté qu'après avoir renvoyé à Potsdam sa clef de chambellan, ses décorations et l'oeuvre de poëshie de son royal disciple. Un séjour d'une quinzaine de jours chez l'électeur palatin, Charles-Théodore, le réconforta un peu.

 

A la petite cour de Schwertzingen, on lui donna des louanges et des fêtes. De là il se rendit à Strasbourg, accompagné de son secrétaire, Collini.

 

Il traversait une passe difficile. Sa rupture avec Frédéric lui fermait l'Allemagne. Quelque bien que lui voulût Mme de Pompadour, il ne pouvait songer à gagner Paris. Ne découvrant aucun asile où reposer sa vieillesse et soigner ses maux, il décida de rester en Alsace. Il avait promis à la duchesse de Gotha d'écrire un précis d'histoire de l'Allemagne, sous le titre d'Annales de l'Empire, et pensait trouver en Alsace toutes les ressources nécessaires pour achever son oeuvre. D'autre part, l'occasion lui était favorable de surveiller de près ses intérêts : en 1735, il avait prêté un capital de 300 000 livres au duc Charles-Eugène de Wurtemberg contre une rente viagère de 7500 reichsthaler, et cette créance était hypothéquée sur des vignobles de Riquewihr. Il n'était pas fâché de s'assurer par lui-même que le gage était bon et les vignobles sagement administrés.

 

Après quelques semaines passées à Strasbourg, il vint à Colmar et s'y installa dans une maison de la rue des Juifs appartenant aux époux de Goll. Le logement qu'il occupait - deux pièces au rez-de-chaussée - sert maintenant de magasin à un droguiste. Les deux fenêtres qui s'ouvrent sur la rue sont garnies de jolies grilles. Sur le mur point de plaque commémorative, mais l'affiche d'un dentifrice.

"J'habite, écrit Voltaire, une vilaine maison dans une vilaine ville..."

 

André Hallays : A travers l'Alsace 1911.

 

"Je ne sais pas quand, écrivait Voltaire à la comtesse de Lutzelbourg*, j'irai dans le voisinage de ces vignes sur lesquelles j'ai une bonne hypothèque. Elles appartiennent au duc de Wurtemberg. Il y a des gens qui veulent me persuader, que ce sera la vigne de Nabot, et que mon hypothèque est le beau billet  qu'a la Châtre ; mais je n'en crois rien. Le duc de Wurtemberg est un honnête homme, Dieu merci ; il n'est pas roi, et je pense qu'il croit en Dieu, quoiqu'il n'ait jamais voulu baiser la mule du pape."

 

* Marie Ursule de Klinglin épouse de Walther, comte de Lutzelbourg et amie de Mme Pompadour ; elle résidait dans son château de l'île Jars à Strasbourg. C'était la soeur de François-Joseph de Klinglin, baron de Hattstatt et prêteur royal arrêté le 25 février 1752 pour malversations et mort en prison le 6 février 1753.

 

Correspondance générale, Strasbourg 1753.

Buste de Voltaire.

 

Le Prieuré de Sylo

"C'est sur le territoire de Ribeauvillé, dans le Haut-Rhin, qu'il faut placer ce petit monastère, à peu près inconnu dans l'histoire lorraine.

 

Il n'en reste guère de trace que dans le nom de la métairie Saint-Nicolas (Klausmatt), située dans ce qu'on appelle le Silenthal, appartenant autrefois au territoire d'Ellenweiler (Hillonewiller en 728), village détruit pendant la guerre de Trente ans. Il portait au juste le nom de Saint-Nicolas de Syle. Toutefois, il paraît qu'on peut encore découvrir assez de ruines pour reconnaître l'endroit de l'église et celle du couvent, moins important.

 

Jusqu'au commencement du XIIIème siècle, ce couvent fut occupé par des religieuses, formant un prieuré de l'ordre de Saint Augustin. Vers 1258, un noble de Horbourg, leur ayant légué ses biens, au détriment de son frère, celui-ci irrité, affligea le couvent par de telles tracasseries et de telles mollestations, que les religieuses prirent le parti de se retirer à Schlestadt, en se réunissant à des consoeurs qui, d'abord de leur ordre, avaient embrassé, en 1246, la règle de Saint Dominique. Elles imitèrent cet exemple, et donnèrent à la réunion des deux communautés, le nom du monastère abandonné.

 

"Elles furent remplacées à Syle par des religieux augustins de la règle des Ermites, formant un prieuré dépendant d'un couvent du même ordre, situé à Hérival, dans le diocèse de Toul, d'où ils avaient été probablement tirés."

 

Telle est l'indication donnée dans les Recherches sur l'histoire de la ville de Ribeauvillé, publiées en 1888 par X. Mossmann, mais qui avaient pour auteur Bernard Bernhard.

Les destinées du prieuré dans son existence ultérieure, n'y sont qu'assez vaguement rapportées.

.....

Il disparaît au commencement du XVIème, sans doute dans la tourmente des Rustauds. Il devint plus tard la propriété de la seigneurie.

 

A. Didier-Laurent : Le prieuré de Sylo ou Syle, dépendance d'Hérival : Bulletin Mensuel de la Société d'archéologie de Lorraine 1911.

 

"... Le couvent des dominicaines de Selestadt doit son origine à quelques filles pieuses qui commencèrent, en 1245, à s'associer et à vivre sous la règle de Saint-Augustin. Le pape, Innocent IV, les soumit, l'année suivante, à la règle de Saint-Dominique.

 

On leur unit, en 1258, les religieuses qui s'étaient établies sur la montagne de Saint-Nicolas de Sylo, près de Ribeauvillé, qui avaient été obligées de quitter leur couvent, pour éviter les persécutions du comte Walther de Horbourg, qui ne les aimait pas, parce que son frère leur avait accordé ses biens à son désavantage. Beatus Rhenanus, dit que de son temps, il y avait quarante religieuses dans ce couvent. C'est de là que le couvent des Dominicains de Selestadt fut nommé in Sylo, nom qu'il conserve aujourd'hui.

..."

 

Revue d'Alsace 1867 : Extrait des Manuscrits inédits de Grandidier.

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