De Guémar à Illhaeusern

Guémar - La Canardière - Illhaeusern - Guémar

Description de la randonnée
Départ

Parking à l'entrée de Guémar

Propriétés

Distance : 11 km

Dénivelé : 10 m

Restauration : A la Truite

Carte IGN : 3718 OT

Remarques

Guémar a souffert pendant la 

dernière guerre mais garde encore quelques vestiges de

son passé et offre un lieu

agréable de promenade.

 

C'est aussi l'occasion de

visiter la Canardière mais

l'étang étant entouré d'un enclos il faut se renseigner

sur les heures d'ouverture.

 

Cette promenade est à éviter par forte chaleur ou en période de crue.

Se garer sur le parking qui se trouve à l'entrée de la cité en venant de Ribeauvillé.

Flâner à travers le village et longer les remparts pour se diriger vers la Canardière.

Revenir sur ses pas pour longer la Fecht et se rendre à Illhaeusern sur une petite route goudronnée.

Par la rue de la Fecht rejoindre le chemin qui longe l'Ill jusqu'à l'orée de la forêt.

Tourner à droite pour se diriger à nouveau sur Guémar. Le chemin traverse deux gués qui sont inondés en période de crue.

Guémar et le Molkenbourg

Guémar est un village du Haut-Rhin situé dans la plaine, à près de 5 km à l'Est de Ribeauvillé à proximité de la Fecht et de l'ancienne route nationale menant de Strasbourg à Colmar. Il s'est développé autour de deux cours collongères Ober-Guemar, qui appartenait au couvent de Lièpvre, et Nieder-Guemar qui relevait de Murbach.

 

Cette dernière s'est développée et de village est devenue une petite cité qui fut confiée en fief à l'évêché de Strasbourg puis transmise par la suite aux seigneurs de Ribeaupierre au 13ème siècle.

 

Rodolphe 1er, le roi des Romains, au cours du soulèvement d'Anselme II de Ribeaupierre, fit ériger à Guémar une forteresse en bois laquelle fut utilisée par la suite par les Ribeaupierre.

 

Cette forteresse fut assiégée et prise par les troupes d'Adolf de Nassau en 1293 et fut par la suite incendiée en 1298. A la même époque les écrits mentionnent l'existence d'un retranchement, d'une porte et d'un cimetière.

 

Au début de la deuxième partie du 14ème siècle la cité fut dotée de remparts et l'on construisit un château. Au 16ème siècle le château, encore appelé Molkenburg, devint la résidence d'été des Ribeaupierre et abrita une chancellerie et une importante écurie. Au 18ème siècle il fut transformé en maison-forte entourée de fossés dans le style de l'époque par les Deux-Ponts.

 

D'après Höfe und Residenzen im spätmittelalterlichen Reich : Grabriel Zeilinger 2012. 

Reproduction : Guémar d'après Mérian (1593-1650).

 

La canardière

"La canardière de Guémar se trouve au milieu des champs, à un quart d'heure du bourg de ce nom et à 8 kilomètres de Ribeauvillé, près de la forêt du Niederwald.

...

Au quatre coins de cet étang, qui correspondent aux quatre directions principales du vent, autant de chenaux  ou de fossés. Ces fossés, en s'éloignant de la pièce d'eau, se rétrécissent ou se recourbent en figurant des cornes dans la prairie. Ils sont, comme l'étang, entouré d'une palissade à hauteur d'homme, en roseaux, également fermée et continue sur les côtés de l'étang. Par contre, à l'approche des fossés, les palissades présentes une série de coulisses toutes parallèles. Les fossés même sont occupés par des filets pareils à des verveux gigantesques, tendus en arcade au-dessus de l'eau...

 

Le chasseur canardier nous recommande le silence absolu. Avec son chien, un petit griffon muet, le canardier prend les devants. Voilà qu'il lance au chien une bouchée de lard appétissant, dans les coulisses de la palissade ouverte sur la pièce d'eau. Pendant que le chien ramasse le lard, l'homme se dérobe vite derrière la palissade voisine. Le chien se montre sur le bord de l'étang, en vue des canards ; mais sans aucun cri. Puis il court devant l'ouverture des coulisses suivantes, où, successivement, le canardier jette d'autres morceaux. 

 

Quand le petit griffon rentre dans la dernière coulisse, déjà bien avant sous les arcades du filet, le chasseur s'élance brusquement  vers le chenal où une compagnie de canards trop curieux a suivi le chien. Les canards de l'étang ne voient pas l'homme, ceux du chenal l'aperçoivent. D'une volée ceux-ci s'élèvent à cette apparition. Vous entendez des battements d'ailes contre les mailles du filet. Fuyant devant le canardier qui les poursuit de coulisse en coulisse, les volatiles en émoi s'engouffrent au fond de la nasse...Tordre le cou des prisonniers un à un, en les retirant est l'affaire de quelques minutes..."

 

D'après Bulletin de la Société d'Histoire Naturelle de Colmar : Charles Grad 1888.

Reproduction : les canardières de la vallée du Rhin : Charles Lallemand 1826-1904.

 

Les vendeurs de Saules

"Les paysans d'Illhaeusern cultivaient leurs pieds de saules dans les terres humides, baignées par l'Ill. Ils coupaient les branches en hiver pour venir avec leurs voitures à chevaux, les vendre aux vignerons. Ils s'arrêtaient un temps à la place du Marché, où les clients venaient acheter les fagots, puis ils faisaient le tour du village pour livrer leurs clients attitrés.

 

Parmi les fournisseurs citons : les Merius, les frères Auguste et Charles Schlewitz...

Beaucoup de vendeurs avaient aussi l'habituded'amener du poisson pêché dans l'Ill, et de faire en même temps leur provision de vin. 

 

Les saules étaient utilisés pour attacher les ceps de vignes aux échalas avec les "Abendwieda" et les "Biawieda" pour fixer les sarments recourbés, aux fils inférieurs, avec un noeud particulier appelé "a Klang". Ce travail était l'affaire des femmes.

 

Société d'histoire de la vallée de la Weiss 2003 : Ammerschwihr au cours de la première moitié du 20ème siècle : Marguerite Frey.

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