Le Donon

Col du Donon - Temple - Col entre les deux Donons - Col du Donon

Description de la randonnée
Départ 

Parking du Col du Donon

situé à proximité de l'hôtel Velleda 

Propriétés 

Distance : 6 km

Dénivelé :  260 m

Restauration : Hotel Restaurant Velleda

Carte IGN : 3616 OT

Remarques 

Une petite randonnée pour découvrir les vestiges

gallo-romains du site insolite du Donon.

Le sentier serpente entre les rochers et l'accès

est assez raide par endroits.

Se garer sur le parking situé à proximité de l'hôtel-restaurant Velleda.

Suivre le sentier (rectangle rouge) qui mène au sommet du Donon et permet

la descente sur le col situé entre les deux Donons.

Un chemin forestier (croix jaune) permet de regagner le point de départ. 

 

NB : les plus courageux grimperont au sommet du Petit Donon pour découvrir les dalles de grès formant un Dolmen.

Donon.kml
Place de marché Google Earth 60.5 KB

Le temple du Donon

"...le Donon était un haut lieu cultuel dès avant les Celtes. Ceux-ci y installèrent à leur tour un sanctuaire, attribué plus tard à Teutatès, un des principaux dieux des Gaulois. Puis, à l'époque gallo-romaine, les blocs de grès de cet édifice furent utilisés pour un grand temple dont on a pu retrouver les fondations. De ce temps subsistent des statues, des bas-reliefs, des inscriptions.

 

Les dieux romains, Mercure notamment, remplacèrent les divinités celtiques. Mais les origines et la première signification de ce haut-lieu religieux nous restent inconnues, de même que les divinités des montagnes, de la nature que des peuplades primitives y adoraient.

 

Aujourd'hui, un temple couronne le sommet du Donon ; cet édifice fut érigé avec des pierres taillées anciennement en 1869, pour y réunir des monuments de jadis ; il manque donc entièrement d'originalité. Le donon reste cependant une montagne fort mystérieuse, et les profondes forêts des environs augmentent encore ce caractère.

..."

 

Lieux et histoires secrètes d'Alsace : Lucien Sittler : 1980.

Le bas-relief de la discorde

M. Louis Levrault, correspondant historique à Strasbourg, écrit :

" Le mont Donon, situé à cinq myriamètres de Strasbourg, dans le département des Vosges , est riche , comme on sait, en monuments que Mabillon, Dom Calmet, Ruinart, Schoepflin et, après ce dernier, quelques autres plus modernes ont décrits.

 

Plusieurs de ces monuments sont depuis longtemps recueillis à la bibliothèque publique de Strasbourg *; d'autres, protégés par leur volume ou cachés sous les mousses et les bruyères, ont pu rester sur la montagne, à laquelle ils communiquent un charme pittoresque tout particulier.

Parmi ces derniers l’on pouvait compter, il y a quelques jours encore, le bas-relief représentant la rencontre d’un sanglier et d’un autre quadrupède que Schoepflin croit être un chien, mais qui, plus gros que le sanglier, paraît plutôt un taureau, peut-étre un aurochs.

 

Sculpté sur l’un des rocs de la crète la plus haute du Donon, ce petit groupe, qui rappelle l’un des attributs du sus gallicus, semblait attester, mieux que toutes les autres  antiquités découvertes en ce lieu , la primitive consécration de la montagne au culte  druidique. Sa conservation aurait donc été d’autant plus utile qu’il servait en quelque sorte d’enseigne au Donon, et en disait à lui seul toute l'histoire. Malheureusement un zèle, que j’appellerai malentendu, vient tout récemment de dépouiller le Donon de ce bas-relief si remarquable. On l’a détaché du roc, qui depuis tant de siècles lui servait de cadre, pour l’envoyer, dit-on, au musée d’Épinal, où, certes, il n’aura plus le même intéret.

 

Je crois devoir signaler ce fait, parce qu’il est déplorable de voir peu à peu enlever aux hautes solitudes des Vosges alsaciennes et lorraines tout leur caractère archéologique. S'il est vrai que l'étude des monuments de la Gaule puisse faire retrouver l'histoire de la société gauloise antérieure aux Romains, c’est surtout en laissant ces monuments à leur place qu’on parviendra à les comprendre et à en tirer plus d’inductions : car là seulement ils ont une signification complète, parlante, pour ainsi dire.

 

Daignez donc prendre sous votre protection le pauvre dieu Vogesus, que tant de prétendus amateurs d’antiquités mutilent chaque jour davantage. Il suffirait, pour atteindre ce but, de faire recommander aux agents de l’administration forestière un peu de déférence pour les avis des correspondans historiques, et d’empêcher dans les forêts des Vosges l’enlèvement des pierres sculptées ou des débris de murs antiques , comme on empèche l’enlèvement des feuilles mortes et des branches d’arbres. "

 

* incendiée le 24 août 1870. 

Bulletin du comité historique des arts et monuments : Douzième séance : 12 Mai 1841.

Bas relief de la table sommitale : reproduction tirée de Mémoire sur les antiquités du Donon : Jollois 1828.

Hugo et ... le Donon ?

Ce siècle avait deux ans ! […]

Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,

Jeté comme la graine au gré de l’air qui vole,

Naquit d’un sang breton et lorrain à la fois

Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix ; […]

Cet enfant que la vie effaçait de son livre,

Et qui n’avait pas même un lendemain à vivre,

C’est moi

 

Les Feuilles d'Automne : Victor Hugo.

 

" Mon cher Victor, j'ai lu plusieurs fois ta lettre du 14. Je savais très bien qu'Eugène et toi vous ne suiviez pas vos cours avec assiduité et j'attendais que d'un jour à l'autre vous m'en fissiez connaître la raison. Je ne la vois pas tout entière dans l'excuse respectable que vous me donnez , mais je crois devoir la chercher dans les goûts, nés avec vous, pour la littérature, dans ton penchant pour la poésie, penchant qui m'a fait tant gronder votre oncle Juste*, parce qu'il le détournait des devoirs de son état ; penchant qui t'entraîne aussi bien souvent, mais que tu justifies par des vers vraiment admirables. Créé, non sur le Pinde, mais sur un des pics les plus élevés des Vosges, lors d'un voyage de Lunéville à Besançon , tu sembles te ressentir de cette origine presque aérienne et ta muse est constamment sublime dans ce que j'ai vu mais, mon ami, que t'ont encore valu ces beaux vers ? ... "

 

*François Just Hugo 1780-1828.

Extrait de la lettre de Leopold Hugo à Victor : 19 novembre 1821.

Victor Hugo : Achille Deveria 1829.

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Commentaires: 3
  • #1

    Gallais (lundi, 04 mai 2015 22:44)

    Bonjour,
    très belle randonnée mais nous avons eu beaucoup de malà en trouver le départ.
    En effet, le lien que vous indiquez pour le départ est incorrect : https://www.google.fr/maps?q=Le+Donon+Hotel+Velleda&hl=fr&sll=48.512796,7.164745&sspn=0.043668,0.117159&t=m&z=14

    Je pense que c'est lié au fait qu'il y a erreur sur google maps, car l'hotel du Velleda se trouve ici : https://www.google.fr/maps/place/Restaurant+Veleda/@48.5069061,7.1480159,17z

    Enfin, le parking situé à proximité de l'hôtel-restaurant est plus haut en prenant la 1ère à droite après l'hotel (sur la D993). On trouve un plan des sentiers et le départ y est alors correctement indiqué.

    Bien cordialement,
    Antoine Gallais

  • #2

    Christian FLEITH (mardi, 09 février 2016 15:47)

    Dans votre introduction sur Schirmeck et la Haute Vallée de la Bruche, vous avez mentionné l'existence du musée de la 2CV à Wackenbach. Cette information n'est plus actuelle. En effet ce musée a déménagé à TROIS FONTAINES (Département de la Moselle) il y a plus de 2 ans!

  • #3

    Bruno (mercredi, 10 février 2016 07:56)

    Merci pour cette mise au point - je vais corriger !

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