Du Bollenberg au Pfingstberg

Maison Muré - Auberge au Vieux Pressoir - Chapelle des Sorcières - Orschwihr - Pfingstberg - Soultzmatt - Westhalten - Auberge au Vieux Pressoir - Maison Muré 

Description de la randonnée
Départ 

Direction Soultzmatt, à proximité du

Domaine Muré en quittant la D83

Propriétés 

Distance : 15 km

Dénivelé : 400 m

Restauration : Restaurant Klein,

restaurant Better à Soultzmatt.

Carte IGN : 3719 OT

Remarques 

Une promenade agréable autour de la

colline sèche du Bollenberg en passant

par les villages d'Orschwihr, Soultzmatt

et Westhalten. 

Belles vues sur la plaine, le Grand et le

Petit Ballon et l'entrée de la vallée Noble.

 

Traverser la départementale à proximité de la maison Muré pour suivre le chemin (losange vert) qui monte au Bollenberg. Passer devant l'auberge au Vieux Pressoir pour rejoindre la chapelle des Sorcières.

Descendre sur Orschwihr, traverser le village, passer devant la chapelle Saint Wolfgang et prendre le chemin à droite qui traverse le Pfingstberg pour descendre sur Soultzmatt.

Rejoindre la rue d'Or pour se diriger vers le Zinnkoepfle, un chemin (losange rouge) conduit à Westhalten.

Suivre la route vers Soultzmatt et, par la rue de la Liberté, à gauche, rejoindre la rue d'Orschwihr, traverser la départementale et au niveau des dernières maisons, tourner à gauche pour remonter au Bollenberg.

Rejoindre l'auberge au Vieux Pressoir avant de descendre vers le point de départ par le même chemin que celui de l'aller.

Du Bollenberg au Pfingstberg.kml
Place de marché Google Earth 176.3 KB

A propos du Bollenberg

"... Les deux Bollenberg, le grand et le petit, dans le Haut-Rhin, ont conservé dans la tradition le souvenir de cette transformation du culte de Bélén en celui d'Apollon. Les murs de la chapelle qui se montrait jusqu'à la fin du siècle dernier sur le second de ces sommets, étaient dédiés à sainte Polonia plutôt Apolonia, dont la légende chrétienne, je n'en saurais douter s'est naturellement entée sur le mythe d'Apollon.

 

Sainte Polonia, dans cette légende, est regardée comme la fille du fondateur de la race des chevaliers de Boll ou Bollen, qui eux-mêmes étaient seigneurs du Bollenberg. Elle remplit ici le rôle que remplit, plus au nord, sainte Odile, patronne d'Alsace, sur les lieux consacrés à Sieg ou Odin ...

 

Le christianisme remplaça par une naïve légende, la figure mythique d'Apollon. Il donna à la vierge qui lui fut substituée un nom qui bientôt fit oublier l'ancien culte...

 

La chapelle qui lui fut consacrée datait sans doute d'une époque bien reculée, si nous faisons attention qu'à plusieurs reprises furent retirés du sol où elle avait existé, des sarcophages de pierre, dont l'un d'eux recelait une monnaie mérovingienne, qui fut donnée par M. le curé Zimberlin au musée de Colmar. Ces sarcophages qui, selon lui, peuvent remonter jusqu'au huitième ou neuvième siècle... Une de ces pierres sert aujourd'hui d'auge au puits de la ferme du Bollenberg...

 

La montagne à laquelle elle (Apolonia) préside comme bon génie est elle même hantée, à l'opposé, par le génie impur, près duquel, dans la bouche du peuple, viennent se réunir les sorcières...

 

Revue d'Alsace 1861 : Le Bollenberg : Maximilien de Ring.

Reproduction : Ste Apolline Cathédrale St Pol de Léon.

 

Bollenberg : la colline des sorcières

 "On se rendait à ces réunions nocturnes par des chemins détournés, avec les victimes et les ustensiles servant aux immolations, et plus d'un enfant chrétien, dérobé à sa famille, dut accompagner au sacrifice, pour n'en plus revenir, ces fanatiques adhérents de la religion nationale.

 

On sait que ces enlèvements d'enfants furent un des crimes le plus souvent imputés aux sorcières, et ces animaux et ces ustensiles durent leur servir, dans l'imagination du peuple, de monture pour se rendre au sabbat.

 

De même que les prêtresses, devenues magiciennes à leur tour, avaient supplanté les anciennes divinités, les sorcières prirent la place des anciennes prêtresses.

 

C'est ainsi que nous voyons encore passer devant nos yeux, dans nos histoires ou procès de sorcières, tout cet étalage de symboles qui constituaient autrefois le culte de la nature ; ces vaches que l'ancienne prêtresse venait désigner pour l'immolation, regardées comme ensorcelées, le bouc devenu diable et la chatte sorcière, de symbole qu'ils étaient, puis ces oies, ces coqs noirs et ces chiens noirs, avec tout l'attirail du sacrifice, la chaudière, le trépied, la broche, la fourche, le balai etc.. sans parler des diverses plantes, racines et autres ingrédients".

 

 

Abbé Charles Braun : Légendes du Florival 1866.

Image : Goya, le sabbat des sorcières.

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