Du Brand au Sommerberg

Turckheim - Col du Brand - Niedermorschwihr - Sommerberg - Niedermorschwihr - Col du Brand - Turckheim

Description de la randonnée
Départ  Turckheim : porte de Munster
Propriétés 

Distance : 9 km

Dénivelé : 200 m

Carte IGN : 3718 OT

Remarques 

Promenade agréable à travers le vignoble

avec vue sur l'entrée de la vallée de

Munster et sur le site admirable de

Niedermorschwihr.

Se garer près de la porte de Munster.

Prendre la direction de la Cave Vinicole et se diriger vers la chapelle Saint Wendelin.

Tourner à droite (2ème chemin) pour contourner l'Eichberg et rejoindre le Col du Brand.

Prendre le chemin du haut pour atteindre Niedermorschwihr.

Traverser le village, rejoindre la rue de la Citadelle et monter le sentier qui longe le ruisseau Weidbach.

Ce sentier rejoint le chemin panoramique du Sommerberg qui domine Niedermorschwihr.

Un chemin à droite permet de redescendre sur Niedermorschwihr (triangle jaune).

Suivre le chemin (triangle jaune) qui mène au col du Brand par la rue du Vignoble et la rue des Bruyères.

Redescendre sur Turckheim et prendre la rue du Vogel à droite qui passe au-dessus de Turckheim.

Un escalier sur votre gauche permet de rejoindre le point de départ.

Du Brand au Sommerberg.kmz
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Turckheim et la Décapole

"Ce fut en 1353 que, sur l'invitation de l'empereur Charles IV, les dix villes de Mulhouse, Colmar, Munster, Turckheim, Kaysersberg, Schlestadt, Obernai, Rosheim, Haguenau et Wissembourg se groupèrent pour former une ligue offensive et défensive sous la protection du souverain et de son délégué, le landvogt. Ainsi naquit la ligue de la Décapole, comme on l'appela plus tard. Signée pour un temps limité d'abord, rompue même au XVème siècle, l'alliance finit pourtant toujours par se renouveler, malgré les rivalités politiques et les conflits religieux, et persista jusqu'aux jours de la Révolution, fantôme d'un passé depuis logtemps évanoui.

 

Mais ce ne sont pas toujours les mêmes dix villes, ni même toujours dix villes qui figurent dans les traités ; il y en eut une fois huit seulement, il y en eut onze à un certain moment. Dans la seconde moitié du XIVème siècle on voit figurer sur la liste Seltz, engagée plus tard aux électeurs palatins, et qui ne regagna jamais son autonomie. Landau n'entra dans la confédération qu'en 1511, et Mulhouse en sortit en 1525 pour s'agréger à la confédération plus puissante des cantons helvétiques.

 

Comme prix de sa protection souveraine, l'empereur Sigismond avait fixé pour la Décapole un impôt de quatre mille écus d'or, payable au grand-bailli, à la Saint-Martin. Cette somme se répartissait naturellement d'une façon très inégale entre les différentes cités.

....

En dehors de cette Reichssteuer, les dix villes ne devaient aucune redevance régulière à l'Empire, mais elles étaient tenues, par l'usage, à des dons volontaires, lors de l'entrée solennelle des souverains, et elles devaient fournir des contingents de troupes dans les guerres de l'Empire et dans celles contre les Turcs...."

 

L'Alsace au dix-septième siècle : Rodolphe Reuss 1897

Turenne et la bataille de Turckheim

"...Le 4 janvier 1675, il arriva, le soir à Pfaffenheim. Toutes les forces de l'ennemi y étaient réunies. Les Impériaux* avaient pris position entre Colmar et la Lauch, à gauche, la Fecht et les Vosges, à droite : devant eux se trouvait le Logelbach, canal dérivé de la Fecht, derrière lequel leur front prenait un développement d'une lieue. Au jugement des hommes de l'art, il était difficile de choisir un poste plus avantageux. Ils l'avait rendu encore plus formidable, en élevant des parapets le long du Logelbach, et en y établissant des batteries.

 

Persuadés que l'armée française ne pouvait venir à eux qu'en passant sous les murs de Colmar, ils avaient aussi placé quelques canons sur les remparts de cette ville, pour prendre en flanc tous ceux qui oseraient paraître dans la plaine. Mais Turenne, à qui ses campagnes précédentes avaient donné une connaissance parfaite du pays, forma sa droite sous le commandement du comte de Lorges, et fit avancer son aile gauche en serrant le pied des montagnes, à travers les vignes, jusqu'au près de Turckheim.

 

Ce point venait d'être dégarni : l'ennemi trompé par le mouvement du comte de Lorges, avait renforcé sa gauche. Dès qu'il vit le lieutenant-général Foucault se diriger vers la rivière, il détacha douze bataillons, six canons et de la cavalerie pour défendre cette ligne. Mais tous les efforts des Impériaux furent inutiles : le général français qui n'avait reçu l'ordre d'attaquer qu'une heure avant la fin du jour, essuya le feu de l'ennemi avec intrépidité, et les soir, ayant reçu un renfort de quatre bataillons, il força le passage. Turckheim fut pris.

 

Un soldat posté en haut de la porte de la ville ayant blessé Foucault à mort, cette perte exaspéra les vainqueurs, et, dans la première chaleur de l'occupation, la ville fut pillée. On tua même plusieurs habitants dont les noms sont inscrits sur un registre conservé dans les archives communales. Le lendemain, Turenne s'avaçant le long du Logelbach vers Colmar, apprit que les ennemis avaient fait défiler leurs bagages et leur artillerie, et qu'à minuit toute l'armée avait décampé en désordre, en prenant le chemin de Strasbourg.

 

On trouva à Colmar trois mille blessés. Sans s'arrêter dans cette ville, le maréchal se mit à la poursuite de l'électeur et de Bournonville, moins pour leur livrer bataille que pour précipiter leur retraite : en effet, le 11 janvier, ils repassèrent le Rhin à Kehl..."

 

* Alliance entre l'Empereur, l'Espagne, la Hollande et l'Électeur de Brandebourg, conclue contre la France et ses Alliés, à Berlin le 1er juillet. Le Roi du Danemark et les Ducs de Brunswick y accédèrent quelques temps après.

Histoire des villes de France : Arisitide Guilbert : 1848.

Turenne par Charles Lebrun Musée de Versailles.

 

Les "Lochschlupfer"

"Les habitants de Turckheim s'enfuirent, en grande partie, à l'approche des français. On dit même que, dans leur trouble, ils se sauvèrent dans la campagne par des trous pratiqués dans le mur d'enceinte, et que de cette époque date le sobriquet de "Lochschlupfer", qu'on leur applique encore quelquefois aujourd'hui."

 

La bataille de Turckheim : Revue d'Alsace : Ch. Gérard 1851.

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