L'ascension de la Rothlach

Châtenois - Dambach la Ville - Itterswiller - Andlau - Barr - Magelhof - Rothlach - Villé - Thanvillé - Châtenois

Description de la randonnée
Départ 

Châtenois : parking du rond-point

donnant sur la route des vins et la route

de Ste Marie aux Mines.

Propriétés

Distance : 82 km

Dénivelé : 1300 m

Restauration : Hohwald

Remarques 

Randonnée variée qui démarre par la

route des vins, pour s'enfoncer dans le

vallon de l'Ehn vers Klingenthal et du

Magel pour atteindre le col de la Rothlach.

Deux ou trois kilomètres assez raides

après le Magelhof.

Belle descente sur le Hohwald et montée

agréable du Kreuzweg avant de plonger

dans le Val de Villé.

Se diriger vers Scherwiller et emprunter la route des vins qui traverse les beaux villages viticoles.

A Barr, se diriger vers Ottrott et Kligenthal.

Emprunter la vallée du Magel pour passer à Grendelbruch et monter à Magelhof et Rothlach.

Plonger su Hohwald avant d'attaquer le col du Kreuzweg.

Descendre sur Villé et à Thanvillé rejoindre le point de départ en empruntant la route forestière dite Route du Sel.

L'ascension de la Rothlach.kml
Place de marché Google Earth 190.2 KB

" ... la pente extrêmement forte de l'Ehn, qui, dans le parcours d'une lieue, représente une chute d'environ 60 mètres, et la qualité de son eau, qui ne gèle que rarement, ont provoqué, il y a 175 ans, la création des établissements métallurgiques qui ont fini par former une commune de plus d'un millier d'habitants. Cette création a été l'oeuvre d'un homme de grand mérite, Jean Henri d'Anthès, auquel nous devons consacrer une mention commémorative.

 

Jean Henri d'Anthès, né en 1674 à Weinheim, dans le Palatinat, d'où son père, Philippe Michel alla cette même année s'établir à Mulhouse, dirigea d'abord la forge d'Oberbruck et y créa une manufacture de fers blancs pour laquelle il obtint plus tard, par lettres patentes royales du 14 septembre 1720 un privilège exclusif. Ce fut en 1713 qu'il commença à établir dans la vallée de l'Ehn, comme entreprise privée, une manufacture d'armes blanches pour laquelle il fit venir des ouvriers de Solingen, Remscheid en Westphalie et de Saint Blaise dans la Forêt Noire.

 

Cet établissement fut transformé, en vertu de lettres patentes du 15 juillet 1730, en une manufacture royale avec privilèges spéciaux ... le roi récompensa les services éminents rendus aux arts métallurgiques en conférant à Jean Henri d'Anthès la noblesse héréditaire française (1733)...

 

L'établissement a subsisté comme manufacture d'état jusqu'en 1870 ; depuis cette époque il a été transféré à Chatellerault (Indre)... Aujourd'hui* la manufacture de Klingenthal, dont le propriétaire était en dernier lieu M. Coulaux, ancien député du Bas-Rhin et maire de Strasbourg (mort en 1887), fabrique des armes blanches pour le commerce, des fleurets et des faux ...

 

* NB : le dernier martinet de Klingenthal a été fermé en 1962 pour céder la place à un musée.

 

D'après le Mont Sainte-Odile et ses environs : Aimé Reinhard 1888.

Reproduction : Jean Henri d'Anthès.

"Armes blanches. On comprend sous cette dénomination : les épées, sabres, couteaux de chasse, fleurets et bayonnettes. On a généralement supprimé dans les armées l'usage des piques, des lances, des hallebardes et autres armes de fer montées sur de longs batons ; les bayonnettes y suppléent et sont moins embarrassantes.

 

C'est à Klingenthal, département du Bas-Rhin, que se trouve la plus belle fabrique française ; elle est distinguée tant par la bonne qualité des lames que par leur forme convenable. On y a exécuté des lames de Damas qui ne le cèdent en rien à celles de Syrie, en qualité. On y fabrique des cuirasses à l'épreuve, des outils de pionniers(1), des garnitures de feu en acier ; elle tire ses aciers du pays de Nassau-Siegen.

 

Les fabriques de Solingen, rivalisent avec la manufacture de Klingenthal ; mais les armes qui en sortent, passent pour être de qualité inférieure, malgré l'avantage qu'on ces fabriques d'avoir à leur portée et à bas prix, l'acier, le fer, le charbon et toutes les matières premières, ce qui leur donne la facilité de les vendre meilleur marché."

 

Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale : jullet 1806 

(1) Les pionniers étaient des travailleurs qui, autrefois organisés en compagnie, ouvraient et réparaient les chemins pour favoriser le passage de l'artillerie en campagne ; ils creusaient aussi les fossés, abattaient les arbres, etc . Aujourd'hui, les pionniers étant supprimés, l'artillerie et le génie emploient, pour leurs travaux, les outils dont les premiers se servaient, et on a conservé à ces instruments le nom d'outils de pionniers. Les outils ont singulièrement varié par leur nombre et par leur forme : maintenant ils sont réduits à six ; leur poids et leur dimensions sont déterminés par des règlements, ce qui assure leur uniformité. En voici les noms : la pioche ou pic-boyau ; le pic-à-roc ; la pelle carrée ; la pelle ronde ; la hache et la serpe..."

 

Général Hermann Cotty : Supplément au dictionnaire de l'artillerie 1832

 

 

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