Labaroche et la Vallée de la Weiss

Zimmerbach - Turckheim - Brand - Niedermorschwihr - Katzenthal - Ammerschwihr - Labaroche - Orbey - Hachimette - Kaysersberg - Kientzheim - Sigolsheim - Ingersheim - Turckheim - Zimmerbach

Description de la randonnée
Départ

Zimmerbach : parking près du dépôt

communal.

(ou Turckheim).

Propriétés 

Distance : 55 km

Dénivelé : 1400 m

Remarques 

Beau circuit à travers vignes, forêts,

pâturages, jardins et vergers.

Le départ est un peu éprouvant mais

le retour est très paisible.

Les villages traversés sont très

pittoresques.

 

Se diriger vers Turckheim et pour vérifier si on a de bonnes sensations, gravir le collet du Brand qui surplombe Turckheim.

Plonger sur Niedermorschwihr et prendre la direction Ingersheim.

Avant Ingersheim, prendre à gauche la petite route viticole qui conduit à Katzenthal et Ammerschwihr.

Rejoindre Labaroche en longeant d'abord le Golf. Deux petits raidillons permettent d'atteindre Basse Baroche. Puis la route s'élève à travers cet habitat dispersé caractéristique de Labaroche.

Traverser Labaroche, puis descendre sur Orbey par Tannach.

Traverser Orbey et rejoindre Hachimette.

A Hachimette prendre la direction Fréland pour éviter la route trop fréquentée qui conduit à Kayserberg.

Descendre sur Kayserberg et au bas de la descente, emprunter la piste cyclable de la Weiss.

Près de l'Hôtel de Ville, rejoindre par la route viticole Kientzheim, Sigolsheim et le Carrefour des Vignes.

Se diriger vers Ingersheim en prenant la piste cyclable qui traverse les jardins et les vergers.

Labaroche et la vallée de la Weiss.kml
Place de marché Google Earth 141.6 KB

Kaysersberg : une promenade à travers le Moyen Age.

"...Kaysersberg, abrité derrière son mur d'enceinte, semble règner encore sur la Décapole. On sait qu'elle fut de ces petites cités d'Alsace dont l'influence était très grande et même, au dire de M. Rodolphe Reuss, tout à fait disproportionnée avec l'étendue de leur territoire.

 

Croisées sculptées, fins meneaux de pierre, poutrages de bois, pignons à galeries ajourées, tout y montre à leur point de perfection les plus charmantes particularités de notre ancien art de bâtir. Cette petite ville d'autrefois est comme le florilège de la vieille architecture alsacienne. Le portail roman de l'église, l'hôtel de ville Renaissance avec sa tour, son escalier en spirale, son riche plafond, - cet hôtel de ville où l'on conserve les fameux souliers géants du Pénitent*, - la "Maison de bains" gothique, le "Lion d'Or", les curieuses maisons de la rue des Blés et de la Grans'Rue, de la rue de l'Eglise, de la rue des Maréchaux, et l'enceinte de la ville, sa ceinture de vieilles murailles, suffiraient à la placer au premier rang, dans L'Alsace pittoresque. Mais elle a en outre son pont, que toutes ses rivales peuvent lui envier. Ce pont, voûté en dos d'âne pour franchir les cailloux de la Weiss, date du moyen âge, lui aussi, et porte en son milieu une petite chapelle rose qui éclaire tout le paysage.

 

En face on voit, sur la montagne, les restes d'un château qui fut construit, paraît-il, en 1227 et détruit lors de la guerre de Trente ans. Et tout autour fleurissent les vignes. Elles joignent un peu plus loin vers la plaine, Ammerschwihr et Kientzheim, et sur le coteau, vers le nord, elles enveloppent Riquewihr..."

 

* voir ci-dessous.

Notre Alsace, notre Lorraine : ouvrage publié sous la direction de l'Abbé Wetterlé 1919

Photo : Kaysersberg vu de la route des vignes qui conduit à Kientzheim.

A qui appartenaient les sabots du pénitent ?

"...Les sabots du pénitent font partie de l'histoire de Kaysersberg. Ils sont connus bien au--delà de nos murs. Ils ont 35 cm de long et pèsent 5 kilos chacun. Ils sont bardés de fer et dotés de puissants clous. Ils figurent en bonne place dans une des vitrines du Musée local dont ils constituent une des attractions majeures.

 

Mais qui les a portés ? Qui en fut le propriétaire ?

A vrai dire, on n'en sait rien. Des hypothèses ont été avancées. Elles mêlent toutes histoire et légende.

Dans son livre "Das alte Kaysersberg" , paru en 1902, Joseph M. B. Clauss écrit que les sabots auraient appartenu à un ermite qui vivait au Rehbach au 18ème siècle.

... Léonard Willenecker aurait porté les fameux sabots en signe de pénitence et de mortification.

...

Auguste Scherlen, dans le tome II des "Perles d'Alsace", se montre plutôt sceptique, aucune mention des sabots ne figurant dans l'inventaire après décès de Willenecker.

Scherlen penche alors pour la thèse parue dans le "Kaysersberger Führer" édité en 1884 par le Club Vosgien. En page 23, on lit : "Dans le bureau de M. le Maire est conservé une paire de sabots bardés de fer, qui auraient été trouvés aux pieds d'un pélerin à la stature de géant mort de froid en 1763". L'acte de décès de ce pélerin retrouvé dans la forêt d'Eichenrain, porte la date du 18 mars 1763. L'inventaire après décès du tisserand de Fréland, Beatus Gassmann fait bien état de "souliers avec six courroies en cuir".

 

Dans "Légendes d'Alsace", paru en 1851, Auguste Stöber écrit qu'une tradition orale attribuait les sabots à un comte d'Eguisheim.

 

En 1865, Louis Paul Huot pense que les sabots du pénitent pouvaient être considérés comme faisant partie de la panoplie de châtiments en usage au Moyen Age. Dans ce cas, on les retrouverait dans des registres protocolaires au même titre que le carcan ou le "violon".

En somme, il y a autant de questions que de thèses, mais aucune certitude..."

 

Kayserberg transparence : Annette Braun : bulletin municipal n° 18 Décembre 2004 : extraits

Photo : les sabots du pénitent : musée municipal.

 

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