De Rouffach à Bergholtz-Zell

Rouffach - Oelberg - Niehland - Strangenberg - Westhalten - Bollenberg - Chapelle des Sorcières - Orschwihr - Bergholtz-Zell - Bollenberg - Rouffach

Description de la

randonnée

Départ

Rouffach : petit parking situé au pied

du château d'Isenbourg.

Propriétés

Distance : 18 km

Dénivelé : 400 m

Restauration : Restaurant Mahrer,

à Bergholtz-Zell, Petite Auberge

à Bergholtz , Au Vieux Pressoir

ou au Cheval Blanc à Westhalten.

Carte IGN : 3719 OT

Remarques

Promenade sur les collines sèches du

Strangenberg et du Bollenberg avec

de belles vues sur le Grand et

le Petit Ballon, la Plaine d'Alsace

et l'entrée de la vallée Noble.

Le retour se fait par le vignoble

du Bollenberg.

A partir du parking situé au pied de l'Isenbourg, suivre le chemin viticole (croix rouge) qui mène à la chapelle de l'Oelberg puis au col du Niehland.

Remonter au Strangenberg (triangle rouge) puis prendre le sentier à droite qui longe la crête (pour bénéficier de la vue) et descendre sur Westhalten.

Au bout de la rue de l'Eglise, prendre à droite la route de Soultzmatt puis à gauche la rue de la Liberté et la rue d'Orschwihr.

Après les dernières maisons, prendre à gauche le chemin qui mène au Bollenberg et rejoindre la chapelle des Sorcières (circulaire rouge puis bleu).

Descendre sur Orschwihr, puis Bergholtz-Zell.

Pour les retour, revenir sur Orschwihr et contourner le Bollenberg (circulaire bleu et losange rouge) jusqu'à Rouffach.

La randonnée peut être complétée par une visite des remparts de Rouffach, de l'Eglise des Récollets et des belles maison à oriel du vieux Rouffach.

 

Le château d'Isenbourg, une succesion de destructions et de restaurations.

" … La vue parue dans la Cosmographie de Sébastien Münster en 1548 et le plan de 1599 conservé aux archives municipales de Rouffach montrent un site occupé par une puissante tour carrée, crénelée, enserrée au milieu d'un corps de bâtiment. Il s'agit là de la résidence réaménagée par Guillaume de Honstein, évêque de Strasbourg de 1506 à 1541...

La résidence surplombe la ville, au sud du promontoire. Elle est bâtie sur un plan grossièrement circulaire, en un corps de bâtiment à plusieurs pans. On y accède par le Sud, l'entrée étant pratiquée en face de la grande porte du château...

En 1612, le Statthalter Egon de Fürstenberg informe les représentants des communautés de l'Obermundat de la volonté de l'archiduc Lepold V de procéder à des travaux à l'Isenbourg. Selon Theobald Walter, les travaux débutent en 1614, Egon de Fürstenberg demandant le 12 décembre aux communautés la livraison de 1000 pièces de bois. Le 10 février 1615, l'archiduc vient visiter le chantier.

Selon les documents dont nous disposons, la reconstruction a eu lieue entre les années 1612 et 1617 pour le gros oeuvre , 1617 et 1626 au plus tôt pour la décoration intérieure, c'est à dire pendant la période où Léopold a été le plus présent en Alsace.

Une pierre a été trouvée, vers 1880, portant gravée la date du 5 juin 1614 et sur un côté, une croix de Saint-André. Par ailleurs, les armoiries de Léopold qui existent toujours, scellées dans l'une des tours modernes du château, constituent les seuls témoignages monumentaux des travaux entrepris par l'archiduc.... »

Cahiers alsaciens d'archéologie, d'art et d'histoire : Benoit Jordan : Archives départementales du Haut-Rhin 1994.

Après la révolution le château est vendu comme bien national.

Un des propriétaires, Xavier Jourdain, procède à la démolition (1822) et à la construction d'une maison de campagne (1835).

La propriété passe ensuite à la famille Chatelain puis à Xavier Ostermeyer* qui fera construire le château actuel (1880 à 1895).

En 1972 le GPNVA (groupement des producteurs négociants du vignoble alsacien) en devient propriéraire ; il va s'associer à la société «Grandes Etapes Françaises » groupe de châteaux-hôtels.

* Xavier Ostermeyer fut conseiller général et maire de Rouffach ; il est à l'origine de l'implantation de l'Hôpital Psychiatrique à Rouffach.

 

D'après la brochure visite guidée de l'Isenbourg.

Image de Rouffach en 1584 : Cosmographia Universalis : Sébastien Münster.

 

Conrad Pellican et l'école latine de Rouffach

« … La plus ancienne évocation d'une école dans la veille ville épiscopale de Rouffach date de 1326 …

C'était une institut calqué sur le modèle des écoles épiscopales et dont les élèves étaient principalement destinés à être au service des tâches liturgiques...

C'est l'évêque Guillaune de Honstein, prince-protecteur du Mundat* qui réforma en 1521 les modalités de fonctionnement de l'école. Trois points essentiels sont à relever : la création d'un comité de surveillance dominé par par des représentants séculiers, la décharge de toute tâche liturgique accordée aux enseignants pour qu'ils se consacrent à l'enseignement et l'effort apporté pour subvenir à leurs besoins matériels....

Nous ne disposons malheureusement que de peu d'éléments, dans les archives, sur cette école florissante installée dans ce couvent dédié à Sainte Cathreine d'Alexandrie et qui compte, à côté de Sélestat, parmi les centres les plus remarquables de l'humanisme en Alsace. Rappelons que de cette école sont issus : Conradus Pellicanus, Maternus Berler, Valentinus Boltz, Beat Moises, Lycosthenes etc...

* Obermundat : baillages de Rouffach, Soultz et Eguisheim.

D'après Theobald Walter : Aus der Schulgeschichte des alten Rufach : 1901.

Konrad Kürschner (dit Pellican) né le 9 janvier 1478 à Rouffach et mort le 5 avril 1556 à Zurich était le fils de Konrad, tisserand de Weil der Stadt et d'Elisabeth Kleinhänsler de Rouffach. Après l'école à Rouffach, il fit des études à Heidelberg (1491-1492). Dans cette ville, où il changea de nom, Pellican fut mis en contact, grâce à son oncle Jodocus Gallus, avec l'entourage humaniste de l'évêque de Worms Johann von Dalberg.

En 1494, il entra dans l'ordre des franciscain. A partir de 1496, il poursuivit ses études à Tübingen, notamment chez Paul Scriptoris qui éveilla son intérêt pour la philologie. Il apprit l'hébreu, d'abord en autodidacte, puis avec l'aide Johannes Reuchlin.

En 1501 déjà, il rédigea un manuel de grammaire hébraïque. Lec teur au couvent des frères mineurs de Bâle, il prit part à la grande édition de saint Augustin chez l'imprimeur Johannes Amerbach. Après avoir exercé diverses activités à Rouffach et à Pforzheim, il fut nommé secrétaire de Kaspar Schatzger, provincile de l'ordre, puis gardien du couvent Bâlois.

Il ne tarda pas à faire partie du cercle d'humanistes entourant Erasme ; toutefois son rapprochement avec la Réforme entraîna un différend avec son ordre et l'éloignement d'Erasme.

Après avoir brièvement enseigné à l'université de Bâle, il reprit de 1526 à sa mort le poste de feu Jakob Ceporin comme professeur de grec, d'hébreu et d'Ancien Testament à l'école de Théologie fondée à Zurich par Zwingli ... »

D'après le dictionnaire historique de la Suisse : Hans Ulrich Bächtold.

«  cet homme remarquable présente un intérêt particulier pour l'historien car qu'il a laissé une autobiographie qui est précieuse pour la connaissance de l'Humanisme et de la Réforme : la chronique de Pellican que nous avons publiée en 1877.

Il passa sa jeunesse dans sa petite ville natale et à la fin de sa vie il apporta sa contribution historique et topographique à la Cosmographie de son ami et élève Sébastien Münster.

Ses parents étaient si pauvres qu'il ne put se procurer à Ulm un exemplaire de la grammaire de Donat ; il devait recopier lui-même, avec beaucoup de peine, cet ouvrage scolaire célèbre.

 

Dans un style vivant, il partage avec le lecteur ses souvenirs de jeunesse : la mort de la plus grande partie des ses proches durant l'épidémie de peste, le retour des soldats après la libération de l'empereur Maximilien prisonnier à Bruges, la dissolution des mœurs qui en suivit, la narration du destin tragique de Hans Waldmann et la chanson populaire consacrée à la dame de Hungerstein qui a fait assassiner son mari, aurait du être noyée à Bâle et qui a été sauvée par son bourreau.... »

D'après Deutsche Biographie : Bernhard Riggenbach.

Le cadran solaire à système géo-centrique d'avant Galilée et Kepler sur la façade de l'église des Récollets.

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