La Cuisine du Diable

Urbès - Bruckenbach - Cuisine du Diable - Chaume du Rouge Gazon - Schagrikopf - Forst - Urbès

Description de la randonnée
Départ 

Parking situé à la sortie d'Urbès

dans la direction du col de

Bussang 

Propriétés 

Distance : 12 km

Dénivelé : 950 m 

Restauration :

Hôtel Restaurant du Rouge Gazon.

Carte IGN : 3620 ET

Remarques 

Après un démarrage en douceur le long de la

vallée du Bruckenbach la randonnée devient

nettement plus sportive pour monter à la

Cuisine du Diable  et sur la chaume de la

Tête du Rouge Gazon.

Le retour, moins éprouvant, se fait en

longeant la ligne de crête.

Cette randonnée se déroule essentiellement

en forêt et comporte des passages très

raides avant et après la Cuisine du Diable.

Prendre le chemin (rond rouge) qui longe la route du col de Bussang et la vallée du Bruckenbach. Au loin, après le camping, on peut apercevoir les restes du viaduc d'Urbès.  

Prendre le sentier (triangle rouge puis rond bleu) qui nous amène à la Cuisine du Diable et sur la chaume du Rouge Gazon.

Descendre à l'auberge du Rouge Gazon.

Le retour se fait par Schagrikopf et Forst (rond rouge puis triangle jaune).

La Cuisine du Diable
La Cuisine du Diable.kml
Place de marché Google Earth 56.4 KB

La Cuisine du Diable

" ….En montant par la route du col de Bussang, dans la vallée d'Urbès, on peut visiter, sous les escarpements qui relient, comme une suite de falaises, le chaume du Rouge-Gazon à la Tête des Neuf-Bois, la grotte appelée par les montagnards voisins Cuisine-du-Diable ou Teufelsküche : une cuisine qui doit dater du temps où le diable de par ici devenu vieux s'est fait ermite, car, si le désir vous prend d'y déjeuner, après une heure d'ascension depuis le pont de Bruckenbach, vous aurez à vous contenter d'un menu d'anachorète.

 

Cette grotte a dix pas de profondeur sur 2 à 3 mètres d'élévation à l'entrée. Elle paraît avoir été ouverte de main d'homme entre deux bancs de grauwacke. Dans la profondeur, quand on éclaire la caverne, on découvre un trou de sonde creusé au foret. Le trou doit évidemment son origine à des recherches de minerai. Quand ces recherches ont-elles eu lieu ? Les vieillards du pays n'en savent rien. Pas la moindre trace de métal d'ailleurs, non pas d'or ou d'argent, mais seulement de cuivre ou de fer, quoiqu'il y ait eu des mines de fer dans la vallon voisin.

 

Telle qu 'elle est, la grotte peut servir d'abri contre la pluie et les intempéries, sans rien qui justifie son nom de cuisine, rien qui excite les appétits sensuels susceptibles de conduire le genre humain à la perdition. Quiconque voudrait s'y retirer, las des choses du monde, pourra y finir ses jours dans la mortification. Une source d'eau fraîche, des baies sauvages, des racines plus ou moins comestibles, composent tout le menu de céans, à moins d'aller aux provisions avec votre besace chez les bonnes gens des villages de la vallée.

 

Le village de Wildenstein n'est pas visible de la Cuisine-du-Diable, pas plus que les ruines du vieux château. De l'entrée de la caverne il y a une belle échappée de vue sur le massif du Grand-Ballon, dont la tête se dresse au-dessus des cimes voisines du Storckenkopf, du Treh, du Mordfeld, du Hahneborn du Molkenrain.

... "

 

L'Alsace le pays et ses habitants : Charles Grad : 1909.

Reproduction : l'Alsace le pays et ses habitants : Charles Grad. 

L'industrie textile à Urbès au début du XIXème siècle

"...Il y avait, dans la première moitié du dix-neuvième siècle, à Urbès, un tissage à la Jacquard et deux tissages mécaniques.

 

Le premier, d'environ 150 métiers, avait été construit par la maison de Wesserling, en 1809. Il occupait le local qui sert à présent de mairie et de maison d'école. On y a travaillé jusqu'en 1860. A cette date, le bâtiment fut acheté par la commune.

 

Les deux autres, moins importants, étaient actionnés par deux chutes d'eau insuffisantes. Ils se trouvaient au fond de la vallée d'Urbès, au pied de la côte. On en voit encore les ruines. L'un, avec 76 ou 78 métiers, qui se trouvait au premier pont (pont du Bruchenbach), avait été construit, comme on le sait déjà, par Jean Thiébaud Ehlinger, d'Urbès. Il passa plus tard entre les mains de MM. Schoengauer et Cie, de Bâle, et fut la proie des flammes en 1852.

L'autre, de 60 métiers, était situé un peu plus bas. Il avait été construit par M. Denis Ludwig, également d'Urbès. Il fut acheté ensuite par Ant. Wissant, de Felleringen. On sait le reste.

Nous l'avons dit aussi.

 

Il y  avait en outre, vers les années 1830, jusqu'à 400 métiers à tisser disséminés dans les maisons particulières ou dans des petits tissages de quelques métiers, à Urbès et dans les villages environnants, la pmlupart exploités par la maison Wesserling.

..."

 

Revue catholique d'Alsace 1909 : Gilles Sifferlen.

Photo : métier Jacquard : Académie de Rouen.

 

A propos de Rouge-Gazon

"Rouge-Gazon (Chaume de ), Haut Pâtrurage et métaierie de la crête des Vosges, à la frontière entre le département des Vosges et l'Alsace-Lorraine, à 7 km de St Maurice, à 6 km au S-E de Bussang, à 7 km au S-O de Wesserling.

 

La Chaume de Rouge-Gazon se trouve à 1099 m d'altitude dans une dépression de la crête principale des Vosges, au-dessus de la belle vallée dite "Colline des Charbonniers", entre le Petit Gresson ou pointe de Bers (1124 m), au S, et un sommet coté 1188 m, au N.

 

D'après la tradition, un combat livré sur ces pâturages lors de la guerre de Trente ans, aurait été si meurtrier que le gazon se trouva teint de sang humain, d'où le nom de Rouge-Gazon.

 

On donne aussi le nom de Rouge-Gazon à l'ensemble de la petite crête boisée qui, se détachant de la crête principale, sépare la Colline des Charbonniers de la vallée tributaire de la Grande Goutte et offre les altitudes des 1080m, 1157 m, et 1116 m."

 

Dictionnaire Géographique et Administratif de la France : Adolphe-Laurent Joanne 1902.

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