Sur les hauteurs de Rammersmatt

Aspach-le-Haut - Roderen - Rammersmatt - Bourbach-le-Bas - Michelbach - Aspach-le-Haut

Description de la randonnée
Départ : Aspach-le-Haut près du stade
Propriétés :

Distance : 16 km

Dénivelé : 300 m

Carte IGN : 3620 ET

Restauration :La Courronne d'Or à

Bourbach-le-Bas 03 89 82 51 77

Remarques :

Une belle promenade sur les hauteurs

ensolleillées de Rammersmatt en passant

près des étangs de Roderen et de la retenue

de Michelbach.

La randonnée se déroule en partie sur route

goudronnée.

Se garer près du stade de Aspach-le-Haut et se diriger vers les étangs de Roderen (croix rouge - triangle rouge).

Traverser Roderen et prendre la petite route qui mène à Rammersmatt (triangle jaune).

Par le sentier botanique, descendre sur Bourbach-le-bas (rectangle rouge blanc rouge).

Prendre le sentier (croix rouge, triangle rouge, triangle bleu) pour se diriger vers la retenue de Michelbach.

Traverser Michelbach et rejoindre Aspach-le-Haut. Pour éviter la route on peut prendre un sentier (triangle bleu et disque rouge - direction Aspach-le-Bas).

Sur les hauteurs de Rammersmatt
Sur les hauteurs de Rammersmatt.kml
Place de marché Google Earth 44.3 KB

Le bombardement d'Aspach : témoignage d'un médecin-major

"En deux mots, voici ce qui s'est passé. Les Allemands occupaient Cernay, Aspach-le-Haut, Aspach-le-Bas, les Burnhaupt. Il s'agissait de les chasser de ces localités par une attaque combinée des troupes de Thann et de Belfort. Nous autres, avec le contingent de Masevaux, devions empêcher toute manoeuvre allemande sur cette dernière ville. Toute la matinée du mardi et toute la journée du mercredi, jusque vers deux heures, ce ne furent que des tirs de grosse artillerie, qui incendièrent une partie du village d'Aspach-le-Haut. J'avais le coeur serré de voir flamber ce pauvre village ! Vers la fin de la première soirée nos troupes l'occupèrent. Mercredi, les canons firent rage de notre côté, les Allemands ne répondant que faiblement. De Thann, tiraient nos rimailhos ; près de nous, d'énormes pièces de 120. Deux heures durant, je suis resté près des artilleurs, regardant le maniement, le réglage du tir, suivant en l'air les gros obus qui tombaient à huit kilomètres, sur des batteries, au delà d'Aspach-le-Bas.

....

C'est curieux, une bataille moderne ! On n'entend, on ne voit rien ! Des explosions, des sifflements ; au loin, un éclair, de petits nuages blancs. Pas un homme ! Tout le monde se cache ! Au-dessus de nous, la grosse batterie tirait sans relâche. Ses détonations, le ronflement strident de ses obus, assourdissaient nos oreilles. Tout à coup, le capitaine d'artillerie qui, près de nous, repérait les coups et téléphonait ses ordres à la batterie, s'écrie : - Voilà quelque chose pour vous !

Et, en effet, distinctement, j'avais entendu siffler, sans que ce bruit ait été précédé d'une explosion. Le son allant moins vite que l'obus, c'était un signe qu'un projectile nous arrivait. Une seconde après, trois obus éclataient dans le bois, en face de nous ; leur fumée blanche montait au-dessus des arbres. Une heure après, nous apprenions qu'un homme avait été tué, que seize autres, blessés, avaient été transportés à Rodern.

 

Immédiatement, je suis parti vers ce village, sur le conseil du commandant. Dégringolant un chemin encaissé, qui va du signal vers Rodern, longeant les talus, (car il pourrait m'arriver une "marmite"), je suis arrivé, près de l'église, au cimetière crénelé par les Allemands, qui l'occupaient l'avant-veille, et, dans la salle d'école, j'ai trouvé les seize blessés, qu'un médecin du ... chasseurs était en train de panser. C'étaient les premiers que je voyais sur le champ de bataille. Tous ces jeunes gens ! Pauvres petits ! Trois étaient grièvement atteints. A deux d'entre eux, une balle de schrapnell avait troué la poitrine ; l'un, à demi assis, sans souffle, un peu d'écume rose aux lèvres, se mourait ; un autre avait été atteint au bas-ventre, à la vessie ; les autres aux membres, bras ou jambes."

 

Les Annales Politiques et littéraires 1915

Photo : rimailho: Guerre Mondiale 1914-1918

 

L'Ochsenfeld ou la défaite d'Arioviste (58 av JC)* ?

"Il se décida aux moyens extrêmes. A la tête de toutes ses légions, rangées sur trois lignes, il marcha contre le campement d'Arioviste, prêt à l'assaut. Alors, tous les Suèves sortirent, et, des deux côtés, on se prépara à la bataille dans un ordre solennel. Les Barbares se disposèrent suivant leurs nations, l'armée entière s'encadra d'un vaste demi-cercle de chars et de voitures, les femmes prirent place sur les gradins improvisés et, de là, les mains tendues, envoyèrent aux combattants leurs voeux et leurs prières. En face, César plaça ses six légions, chacune avec son chef, légat ou questeur ; en arrière, près des remparts du nouveau camp, s'éployait la cavalerie, sous les ordres de Publius Crassus.

 

L'aile droite des Romains avait, au devant d'elle, la partie la plus faible de l'armée ennemie : César espéra, par une vive attaque sur ce point, jeter le désordre parmi ses adversaires. Il fut vite détrompé : les Germains arrivèrent les premiers et avec une telle fougue, que les légionnaires ne purent se servir du javelot, leur arme la plus redoutable. Ils durent se résigner tout de suite au combat à l'arme blanche : mais ils trouvèrent en face d'eux la phalange ennemie déjà prête, ramassée et en bon ordre, abritée sous la carapace continue des grands boucliers. Contre ce bloc, leur épée elle-même se trouva impuissante. L'on vit des Romains, pour arriver à diviser la masse et atteindre l'ennemi, sauter sur la toiture des boucliers, les écarter de la main et frapper d'en haut avec l'épée ; et encore la phalange était si compacte que, même tué, le corps restait debout ; de leur côté, les Barbares, pris d'une rage folle, en arrivaient à combattre avec les mains et les dents mêmes, renversant et mordant l'adversaire.

 

Jamais les légionnaires de César, dans leur longue vie de batailles, ne rencontrèrent un aussi terrible corps à corps, comme de bêtes sauvages qui s'entre-dévorent. Mais ils avaient pour eux leur cuirasse, leur souplesse et leur courte épée : et il fallut bien que les Suèves se résignassent à fuir.

 

A leur gauche, les Romains furent moins heureux. La multitude des Germains était telle, que les cohortes étaient pressées et serrées de toutes parts. Par bonheur, le jeune Crassus vit le danger, et il envoya au secours de l'aile menacée les derniers rangs des légions. Sur ce point aussi, les Germains durent quitter la bataille.

 

Vaincus pour la première fois de leur vie, une panique aveugle s'empara des Suèves, Arioviste avec eux. Les cavaliers purent atteindre le Rhin, à cinquante milles de là : mais les escadron de César y arrivèrent presqu'aussi vite, et c'est à peine si Arioviste et quelques autres résussirent à échapper sur des barques. ..."

 

* les historiens ont des avis partagés sur le lieu où s'est déroulée cette bataille : plaine de Porrentuy, collines de Lutterbach, plaine de l'Ochsenfeld ou plaine de Réguisheim.

Camille Jullian : Histoire de la Gaule 1920.

 

Une expérience d'aérostat à Schweighausen

"...Un ballon de la forme d'un citron, ayant 18 pieds de hauteur et 36 pieds dans sa plus grande circonférence, muni d'un pot à braises et gonflé suivant le système des frères Montgolfier, a été lancé dans les airs.  Il s'éleva majestueusement et se perdit dans les nues, reparut à peine gros comme un poing, et resta dans les airs, la première fois 35 minutes, la seconde fois 55 minutes.

Hier, 4 novembre (1784), on l'a retrouvé si peu endommagé qu'il a pu servir encore aujourd'hui à de nouvelles expériences. Mais la seconde fois il ne fut pas si heureux.

 

On l'a retrouvé dans les champs, entre Roderen et Aspach-le-Haut, tout déchiré et sans pot à braises. Des paysans s'étaient rués sur cette machine et s'en étaient disputé le papier.

Le constructeur de ce ballon est un jeune homme de 16 ans, élève de l'Ecole Royale Militaire de Colmar, M. Richard Bach, fils de M. Bach de Soultz, bailli du comte de Waldner (de Freundstein) et subdélégué de l'intendance royale..."

 

Notice historique et topographique sur le village de Schweighausen : 1852.

L'origine des aérostat - Histoire des Montgolfières - 5 juin 1783 : BNF.

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