D'Obernai au Bischenberg

Obernai - Immerschenberg - Couvent du Bischenberg - Le Kilbs - Im Thal - Mémorial - Obernai

Description de la randonnée
Départ 

Obernai : parking de l'église Saints Pierre

et Paul 

Propriétés 

Distance : 8 km

Dénivelé : 240 m

Restauration : nombreuses possibilités

à Obernai.

Carte IGN : 3716 ET

Remarques 

Une promenade sans difficultés à travers vignes,

forêts et pâturages jusqu'au couvent du

Bischenberg

Au retour, visite de la cité et du château de Hell

Oberkirch situé dans le faubourg.

Suivre la route puis le chemin (triangle jaune) jusqu'au couvent du Bischenberg situé au-dessus de Bischoffsheim et en passant par l'Immerschenberg. Rejoindre le hameau du Kilbs (triangle jaune) et revenir par le Thal (disque bleu).

 

Passer par le mémorial des Incorporés de Force situé sur le Mont National (autrefois Stadtberg et dénommé ainsi lors de la Fête de la Fédération en 1790) avant de rejoindre Obernai.

 

Pour aller au château d'Oberkirch il faut se diriger vers le parc de l'Altau (direction Boersch). 

 

NB : le château ne se visite pas mais la promenade à travers le parc est agréable ; non loin du château se trouve la ruine de l'Obere Kirche, origine du nom de cette illustre famille.

D'Obernai au Bischenberg.kml
Place de marché Google Earth 22.9 KB

De l'île Bourbon au château d'Oberkirch

"Anne Chrétien Louis, chevalier de Hell, naquit le 24 août 1783 à Verneuil, au château de Senozan, et fut tenu sur les fonds baptismaux par l'une des copropriétaire du baillage de Landser, Mme la comtesse de Senozan, et son frère, M. de Malesherbes, ministre d'Etat. Séparé de sa famille par les malheurs de la Révolution, il entra dans la marine, à l'âge de 10 ans, comme mousse, sut combler, à force de travail et de zèle, les lacunes d'une instruction tronquée, et conquit, par son mérite seul et par d'éminents services, les grades élevés auxquels il parvint à un âge relativement peu avancé.

 

Il convient de citer parmi les missions remplies par M. de Hell, la reconnaissance hydrographique des côtes de la Corse ; le commandement de l'école navale de Brest ; le gouvernement de l'île Bourbon, en qualité de contre-amiral ; la direction de la préfecture maritime de Cherbourg ; celle du dépôt des cartes et plans de la marine etc...Ces diverses fonctions, remplies avec distinction et dans des circonstances souvent difficiles, valurent à M. l'amiral de Hell la plaque de grand-officier de la Légion d'honneur.

 

En 1844, il fut envoyé à la Chambre des députés par le premier arrondissement du Bas-Rhin, et il siégea pendant plusieurs années au conseil général du même département.

 

La mort le frappa le 4 octobre 1864, en son château d'Oberkirch, où il vivait dans la retraite.

 

M. de Hell avait épousé : 1° Joséphine Tesseire, dont il n'eut pas d'enfants ; 2° le 28 juillet 1830, Isaure de Bernard de Montbrison* qui lui donna un fils et qui est décédée le 2 novembre 1832 ; 3° la soeur de sa seconde femme, Aline de Bernard de Montbrison*, dont il a laissé deux filles."

 

* filles de Louis Simon de Bernard de Montbrison et Frédérique Dorothée d'Oberkirch et petites filles de Charles Siegfried d'Oberkirch et d'Henriette Louise de Waldner de Freundstein (la baronne d'Oberkirch).

 

NB : de 1940 à 1944 les SS avaient établi au château un centre de formation du corps des auxiliaires féminimes des transmissions (Nachrichtenhelferinnen). 

 

L'Alsace Noble : tome 2 : Ernest Lehr : 1870.

Reproduction : Anne Chrétien Louis de Hell : wikimedia.

Petite histoire d'un village disparu

"...A petite distance de la porte Saint-Wendelin (ou Buehltor) de la ville d'Obernai, plus exactement de son faubourg Ouest, se trouve dans le "finage" un lieu-dit du nom d'Oberlind. Sur cet emplacement s'élevait jadis le hameau Oberlinden avec une église dédiée à Saint Jean-Baptiste, appelée couramment Oberkirch.

 

...Après l'incorporation d'Oberlinden à Obernai au XIIIème siècle (?), son église paroissiale conserva sa personnalité. Dominées par un clocher majestueux, ses ruines subsistent encore de nos jours, près de l'ancien château des nobles d'Oberkirch, actuelle propriété de la ville.

 

A cette église les nobles d'Oberkirch avaient emprunté leur nom. D'origine obernoise, les premiers noms connus de la famille sont Bourcard, Sigefroy et Rainier qui signèrent en 1155 une charte de l'abbaye de Marmoutier.

 

...En 1533, le célèbre adversaire de Luther, le franciscain, docteur en théologie, Thomas Murner, probablement natif d'Obernai, fut investi de la cure de Saint Jean. Pourchassé un peu partout, expulsé de Suisse sur les instances des cantons protestants de Zurich et de Berne, il avait passé queque temps à la cour palatine de Heidelberg. Investi de sa cure par le collateur Jacques d'Oberkirch, il prêcha aussi à Obernai jusqu'à sa mort (1536).

 

Il fut l'avant-dernier curé catholique de Saint Jean. Son successeur Hans quitta en 1541 pour aller à l'église Saint Etienne de Rosheim.

 

Après le départ de Hans, Siegfrid d'Oberkirch et son épouse protestante, Marguerite de Vehingen, une famille du duché des Deux-Ponts, abolirent le culte catholique dans l'église Saint-Jean.

 

Obernai : Société d'Histoire et d'Archéologie de Dambach-la-Ville, Barr et Obernai : 1977.

Reproduction : Thomas Murner : BNU Strasbourg.

Le pèlerinage du Bischenberg

"...suivons ces pèlerins qui de toutes parts affluent vers la montagne appelée le Bischenberg. A mi-côte, s'élève le sanctuaire de Notre-Dame-de-Pitié, élevé en 1590 par Jean de Manderscheidt et confié en 1663  par Egon de Furstenberg aux Récollets. Dans l'enclos qui est en face de l'église, se trouve un Calvaire ou Chemin de croix, érigé en 1732.

 

Les pères Ligoriens vinrent occuper en 1825 le pieux asile, d'où la Révolution avait chassé les fils de St François, et où, auxiliaires volants du clergé séculier, ils n'ont cessé de consumer leur vie, travaillant à la gloire de Dieu et au salut des âmes : aujourd'hui la montagne bénie pleure les absents...."

Etat de l'Eglise avant la Révolution : par M. Schickelé curé de Saales : 1877.

 

Photo : le chemin de croix du Bischenberg.

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