D'Ottrott à Boersch par Klingenthal

Ottrott - Sentier des Pélerins - Sentier des Chasseurs - Châteaux d'Ottrott - Klingenthal - Boersch - Leonardsau - Ottrott

Description de la randonnée
Départ 

Ober-Ottrott : parking de l'église 

Propriétés 

Distance : 14 km

Dénivelé : 400 m

Restauration :

Restaurant à l'Etoile Klingenthal

Carte IGN : 3716 ET

Remarques 

La randonnée se déroule essentiellement à

travers la forêt. Pour des raisons de sécurité,

les ruines des châteaux d'Ottrott ne sont,

hélas, pas accessibles.

La visite de Boersch s'impose et le retour

par Leonardsau et la vallée de l'Ehn est très

agréable.

NB : il est possible de raccourcir la randonnée

en partant d'Ottrott le Bas et en rejoignant

directement les châteaux

(rectangle rouge blanc rouge).

Se garer sur le parking de l'église à Ottrott-le-Haut.

Prendre le sentier des pélerins (croix jaune) en direction du Mont Sainte-Odile et rejoindre le sentier des Chasseurs (disque jaune) qui permet de rejoindre les Châteaux d'Ottrot.

Par le chemin (disque jaune), descendre sur Klingenthal.

Près du cimetière, prendre le chemin (disque bleu puis disque rouge) qui rejoint Boersch en contournant le Steinberg.

Visiter le village viticole de Boersch et rejoindre par la route Saint-Léonard (route de Saint-Léonard) puis la Leonardsau (rue de la Léonardsau). Après une flânerie dans le parc suivre le chemin (triangle rouge) qui conduit à Ottrott en passant par la vallée de l'Ehn.

Remonter à Ottrott-le-Haut.

D'Ottrott à Boersch par Klingentahl.kmz
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Les Châteaux d'Ottrott

"...S’ils doivent leur premier nom à la maison des comtes de Lucelbourg, qui joua un si grand rôle politique en Lorraine dans les onzième et douzième siècles, on est fondé à croire qu’ils se trouvèrent liés à des entreprises de cette maison. Sous les sires d’Andlau, l’histoire de l’un des châteaux dut être mêlée aux différends féodaux de ces puissants barons et à leurs vives querelles avec l’évêque Walther de Géroldseck et avec la ville de Strasbourg. Sous les Mullenheim, il dut servir souvent de place de refuge au parti strasbourgeois, ennemi du parti des Zorn.

 

Nous ne trouvons aucune mention du rôle politique des Luzelburg antérieur et inférieur pendant les invasions des compagnies anglo·gasconnes et des Armagnacs dans les quatorzième et quinzième siècles. Cependant, comme la ville impériale de Rosheim, les châteaux de Niedernai et de Bischofsheim furent occupés, en 1444, par l’une de ces bandes, il est probable que ces petites forteresses féodales furent me nacées parles soudards de Philippe de Jaloignes, et que, sous la garde de la bonne épée d’un Rathsamhausen ou d’un Mullenheim, elles surent les tenir en échec.

...pour les troupes de Mansfeld et de Horn, comme précédemment pour les Armagnacs, il y aurait eu occasion de s'attaquer à ces murs, puisque dans leur voisinage le premier de ces généraux mit à sac les villes de Rosheim et d’Obernai, reprises encore dix ans après par les troupes du second. Peut-être ces châteaux furent-ils occupés sans coup férir par les Suédois, ou peut-être les Rathsamhausen obtinrent-ils de les faire respecter.

 

Leurs ruines, surtout celles de Vorder-Burg, indiqueraient quelque prise d’assaut ou une destruction plus violente que celle du temps. Tant de querelles féodales ont eu lieu du treizième au seizième siècle qu’il n’y a rien d’improbable en fait de surprise et de sac de châteaux-forts, même quand les chroniqueurs plus ou moins contemporains oublient d’en parler. En dernière analyse, nous aurions toujours la ressource d’attribuer ces ruines aux pétards que les ingénieurs de Mazarin et de Louvois auraient pu faire jouer, heureusement sans beaucoup d’effet, dans des citadelles désormais inutiles.

 

Le contraste entre les deux châteaux est assez piquant : autant l’un, Vorder-Burg, a en quelque sorte l’air d’une caserne abandonnée, autant l’autre se montre coquet et élégant malgré ses décombres... "

 

Bulletin de la Société pour la Conservation des Monuments Historiques d'Alsace : Louis Levrault 1856.

Reproduction : Julius Naeher 1905 : BNU Strasbourg.

 

Garden-Party à la Léonardsau

"Garden-party dansante suivie d'un diner par petites tables, à Leonardsau chez le baron et la baronne de Dietrich.

 

Reconnu : comte et comtesse d'Andlau, comte et comtesse Jean de Pourtalès, général comte de Mitry, baron et baronne de Dartein, vicomte et vicomtesse Grouvel, baron et baronne de Heckeren d'Anthès, M. et Mme Le Garrec, M. et Mme Firmin Didot, M et Mme Serge Ehrhard, baron et baronne Grouvel, comte et comtesse de Waldner, baron et baronne de Turckheim, M. et Mme de Witt Guizot, M. et Mme Oesinger etc..."

 

Le Figaro n°242 30/08/1922.

L'étrange destinée de la Léonardsau

"...De 1940 à 1944, le château fut une annexe de la Nachrichtenschule SS d'Obernai, qui occupait aussi, on le sait, la maison Laugel à Saint-Léonard, El Biar*, Oberkirch et la propriété Tardeux à Ottrott (une maternité se trouvait à Ottrott et une crèche à Léonardsau...)...

 

La propriété resta entre les mains d'Albert de Dietrich jusqu'en 1950 ; il la vendit alors au général Gruss, ancien Gouverneur Militaire de Strasbourg qui l'habita jusqu'en 1968 avant de se retirer à Colmar. Quelques semaines avant son décès survenu le 11 mai 1970, le général la céda à la ville d'Obernai...

 

De juin à août et à l'automne 1971 le metteur en scène Claude Chabrol tourna à Léonardsau le film en couleurs "La décade prodigieuse", tiré du livre d'Ellery Queen, et sur scénario de Paul Gégauff, avec le concours d'Orson Welles, de Marlène Jobert et d'Anthony Perkins..."

 

* propriété au bord de l'Ehn qui appartenait au général de Vivès, nostalgique d'Alger, d'où son nom singulier pour cette région.

Obernai : Socité d'Histoire et d'Archéologie de Dambach-la-Ville Barr et Obernai 1977.

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