Louis-Adolphe Spach (1800-1879)

"Archiviste né à Strasbourg le 27 septembre 1800. Ses parents le mirent au Gymnase Protestant où il conquit son diplôme de bachelier es lettres en 1816 et entra au séminaire protestant. Ici il s'adonna sérieusement à l'étude des langues, suivit avec une grande régularité les cours publics et particuliers, se fit recevoir membre de la société philologique organisée par le professeur Dahler, de la société littéraire présidée par Himly, de la société dominicale dirigée par Geoffroy Schweighäuser. Dès 1819, après un séjour à Lausanne pour raffermir sa santé ébranlée, il renonça aux études théologiques pour commencer son droit. Tout en suivant les cours de jurisprudence, il fréquentait assidûment le théâtre français, faisait des vers, assistait aux cours de l'abbé Bautain, étudiait la littérature  et "coula une année de désoeuvrement romanesque". Il accepta alors une place de précepteur, ce qui lui fournit l'occasion de suivre son élève à Paris. Il mit à profit ses loisirs pour y suivre les cours de Villemain, les Lectures de la Société des Bonnes Lettres ; il se lia avec Ozaneaux et se mit en relation avec Casimir Delavigne. Sur la recommandation de Guizot, il fut agréé comme précepteur par le comte Saint-Aulaire, dont la maison était le rendez-vous de toutes les aristocraties. .. Il fit avec cette famille un long séjour en Italie, où il noua des relations avec une foule d'archéologues d'artistes et de diplomates. En 1830, son ami Schnitzler l'introduisit dans l'Universel, journal patronné par de Polignac ; il fournit de nombreux articles sur les productions récentes de l'Allemagne et les poètes contemporains. Après les journées de juillet, le comte de Saint-Aulaire ayant été nommé ambassadeur de France à Rome, il l'y suivit en qualité de secrétaire particulier. Il revint en France en 1833, se mit à écrire quelques romans et collaborait à l'Encyclopédie des gens du monde, au temps et à la Chronique de Paris.. M. Schutzenberger, maire de Strasbourg, le décida à accepter les fonctions d'archiviste départemental et de chef du cabinet du préfet de Sers (6 janvier 1840)...Nommé président de la Société pour la conservation des monuments historiques d'Alsace, fondée en 1856, sous l'inspiration du préfet Migneret, l'archiviste en devint l'âme et la cheville ouvrière... En 1871 l'université de Tubingue lui conféra le diplôme de docteur en philosophie et la nouvelle université de Strasbourg le compta comme professeur honoraire à la Faculté des Lettres. Spach s'éteignit doucement, après de longues souffrances, à Strasbourg, le 6 ocotobre 1879. Parmi les nombreux ouvrages qu'il alaissés nous ne mentionnerons que : Frédéric de Dietrich 1er maire de Strasbourg 1867, Inventaire sommaire des archives 1861-1868, Etude sur quelques poètes alsaciens 1862, Biographies alsaciennes 1866 etc ..."

D'après Dictionnaire de biographie des hommes célèbres d'Alsace : Edouard Sitzmann 1910.

Archives du Bas Rhin : buste de Louis Adolphe Spach : Philippe Grass 1850.

 

A la une

Un village médiéval blotti au pied d'un grand cru !

La réponse

La ville Munster vue du Galgenberg (la colline du gibet).

Dans la brume matinale, de Sélestat à Illhaeusern par l'Illwald.

Les crues de l'Ill et à propos de ND du Chêne.